vendredi, avril 25, 2008

des vertus du sport

Je commence vraiment à m'interroger.
Vous avez tous suivi mes nouvelles pérégrinations de sportive. Ma nouvelle vie , mon nouveau Moi.
Je ne suis pas compliquée comme fille: le docteur me dit "madame, vous devriez faire un peu de sport". moi j'obéis.
Et au départ, j'ai en effet cru que c'était une bonne idée.
Je me sentais légère, sautillant dans les sous-bois; je me sentais libre et regonflée d'oxygène pure.

bon, aujourd'hui je déchante.
Car après avoir parcouru mon marathon (ok, en 1 mois et avec un I-Pod qui, selon mes traitres d'amis, raconterait n'importe quoi et exagèrerait grandement mes performances).
Bref, le bilan de ce premier mois intensif d'agitation physique est quelque peu décevant:
- J'ai pris un kilo. De deux choses l'une:soit je me suis déjà vachement musclée et, le muscle lourd aurait remplacé ma graisse légère. Certes, c'est sans doute bien mieux d'être tonique que mollassonne mais, sur la balance, le résultat est consternant.
Soit, deuxième probabilité, ce kilo n'a absolument rien à voir avec la course à pieds mais résulte des tonnes de saucissons , des kilogrammes de fritelles et autres curly avalés ce week-end.
Et je dois reconnaître que c'est sans doute la verson la plus envisageable.
- j'ai perdu ma démarche distinguée, élégante, féminine... Pourquoi donc? la question vous brûle les lèvres,je le sais.
Parce que je me suis suicidé le genou. J'ai voulu refaire une tentative hier. Ce fut pitoyable. J'ai couru les deux derniers kilomùètres en boitillant et, désormais, j'ai une démarche...cadencée, chaloupée car je me traîne un poteau à la place de la jambe droite. Le genou n'étant plus pliable, forcément, ça occasionne quelques gênes au quotidien.
Bref, je suis ridicule.
Et, accessoirement, je souffre le martyre.

Et après, on me dire que le sport, c'est bien, c'est bon?
Permettez-moi d'en douter.

mercredi, avril 23, 2008

la trentaine, camarade!

toutes mes excuses tout d'abord pour ceux qui, en lisant ce billet, n'y comprendront fichtrement rien: message subliminal aux intéressés, aux seuls concernés, aux privilégiés qui nous ont accompagnés ce week-end. Que chacun d'entre eux se retrouve dans ce petit compte-rendu (loin d'être exhaustif)
rien de bien nouveau au cours de ces trois jours festifs et c'est ça qui est bon: lorsque l'on se retrouve, on avance en terrain conquis, en terre familière et hospitalière. On sait qu'on aura droit aux silences, on sait qu'on peut arriver fatigués de sa journée de boulot, on sait qu'on pourra réclamer une douche , on sait qu'on pourra se resservir tout seul 10 fois à l'apéro sans avoir à attendre l'invitation de l'hôte. On sait qui végètera devant la télé et qui s'affairera en cuisine.
Rien de neuf donc: du coutumier et du plaisant.
Mais dans l'ensemble, ce week-end nous a de nouveau mis devant le fait accompli: bien que nous vieillissons, on parvient à garder un état d'esprit somme toute assez enfantin.
On vieillit car on se sent vraiment très trentenaire à l'arrivée des baby-sitter (j'ai réalisé , surprise, que j'avais le double de leur âge; gloups)
Mais on n'est pas si vieux que ça puisque face à ces mêmes baby-siiter toutes fraîches (mon homme déteint sur mon langage), on joue les coqs dragueurs.
Lorsqu'on se déplace pour un week-end, on est toujours excessivement chargé, comme 10 ans auparavant.
La différence est que désormais, nos sacs ne contiennent plus 10 paires de chaussures et une trousse à maquillage ultra garnie. non, désormais, ce sont les biberons, les couches,les mouche-bébé et les vêtements en taille 2/3 ans qui encombrent nos bagages.
nous n'avons certes plus 15 ans car désormais, au resto, on se jette sur les brochettes de saint jacques et sur les poëlées de foie gras ; on boude les pâtes et les frites. Mais , on choque toujours autant les serveuses en évoquant sans complexe nos difficultés digestives post-ingurgitation de poivrons.
On n'a plus 20 ans car on a un mal fou à passer le cap de minuit, car on parle Tibet, Chine, Ecologie, environnement.
On reste jeune car, en majorité, on vote toujours à gauche, on croit encore en la solidarité (utopie dirait l'un de nous? non, non, s'insurgent les plus..idéalistes) mais la vieillerie se fait sentir car notre écoute bienveilante est à présent taxée d'une étrange attirance pour le sordide tant ça semble anormal de s'occuper d'autrui. L'embourgeoisement nous envahit: on serait prêt à faire fi de notre attachement à la laïcité pour enfermer nos enfants chéris dans de jolies institutions privées dorées au sein desquelles les poux seraient exclus.
Dois-je avouer que je commence à me sentir un peu seule?
Désormais, les lendemains de journées/ soirées trop arrosées, on enfile notre tenue de joggueur fou et on va éliminer les toxines qui nous ont engraissés. 10 ans en arrière, on prenait nos petits déjeuners à la bière, non? et du coup, on avait peut-être mal au foie mais,au moins, on ne se détruisait pas le genou en tentant de suivre la cadence Guilainesque.
On a terriblement honte de nous replonger dans le spectacle de nos 25 ans: on se prend de plein fouet les rides qui n'existaient pas encore, les fesses qui semblaient plus petites, les cheveux qui paraissaient bien plus fournis. et , surtout, on prend conscience que nos 25 ans sont loin car plus jamais on ne se sentirait capable d'offrir un tel spectacle de débauche (d'ailleurs, il a fallu user de mille stratagèmes pour empêcher nos enfants de venir observer, intrigués, cette vidéo désormais reléguée dans le placard des interdits)
Mais,on reste jeune et taquins puisqu'on a toujours autant de plaisir à échanger sur des sujets frivoles et légers, puisqu'on s'amuse autant de nos comparaisons (et toi, à quel âge le premier....?), puisque l'objectif non feint de chaque conversation est de rire, d'amuser, de se moquer.
On évoque toutefois avec moins d'insouciance nos parents et leurs tracas de santé. On s'aperçoit que le temps passe dans chacune de nos familles. et on se soutient de façon pudique et sincère, d'un regard, d'un sourire, d'une main sur l'épaule. Quelques mots ou gestes anodins qui nous rappelent que, derrière la façade, derrère la légéreté de cette camaraderie franche, est tapie une amitié sincère et solide sur laquelle, on le sait, on pourra s'appuyer dans les moments durs.
Mais la jeunesse l'emporte car nous sommes dorénavant entourés de jeunesse: nos enfants pullulent et leurs cris, leurs rires, leurs pleurs aussi, leurs fesses dansantes, leurs yeux coulants, leurs chaussures sales, leurs doigts sucrés et collants, leurs émerveillements, leurs joies, leurs caprices..;leur vie nous entourant nous emplissent de jeunesse: si nos retrouvailles sont désormais si chaleureuses et animées, c'est en grande partie grâce à eux.

lundi, avril 14, 2008

Pedrinho


Je vous avais promis 5 révélations sur Pedro. Soyons pudiques et tentons de rester fidèle à la ligne éditoriale de ce blog car, je dois le reconnaître, cette dernière commence à s'effilocher dangereusement.

nous parlerons donc du petit Pedro, du Pedro enfant, autrement dit, en portugais: du Pedrinho. et là, j'ai un gros problème : car avec mon clavier AZERTY, il me manque des touches: pour cette rubrique j'aurais besoin de l'alphabet portugais plus complexe que le nôtre: sur Pedrinho, on doit normalement voir, lire, entendre, une petite vaguelette (sur le N) qui vous le fait prononcer GN (comme dans gagner): compris? Attention, c'est important, vous en aurez besoin dès le premier point.

- Pedro était un enfant facile à vivre , qui dormait beaucoup. de là est restée une expression que nous utilisons même avec nos propres enfants. Lorsque l'un d'eux baille, on ne lui dit pas "oh, mon chouchou, ma puce, mon doudou, mon trésor, mon lapin, mon poussin, ma chérie (au choix) , tu es fatigué?!". Non, comme le faisait sa maman avec Pedro, nous claironnons d'une voix chantante : "oh, le gros suninho!" (et là, attention, sur le deuxième N, il faut la fameuse vaguelette: répètez donc,on prononce Sunigno....bien!) ce qui signifie tout bêtement "oh, le gros sommeil" : je concède que c'est assez basique (mais portugais, donc évolution intellectuelle quelque peu..altérée /retardée (au choix)) mais c'est tout de même plus agréable à l'oreille que fatigué. vous en conviendrez.

- Pedro a toujours été passionné d'avions. Vous le savez. Mais cette passion causa de grandes frayeurs à ses parents: vers 6 ans, il était tellement obnubilé à l'idée de voir un avion décoller qu'il a semé sa petite famille en plein aéroport (Milan ou Rome, je ne sais plus, un quelconque tout petit aéroport italien) pour trouver un endroit confortable doté d'une vue dégagée pour observer le décollage de ses amis préférés (ses parents, eux , étaient à la recherche d'une brasserie afin de s'abreuver: aucun intérêt pour notre pilote en herbe....en herbe...encore aurait-il fallu qu'il puisse déceler la couleur de l'herbe: son daltonisme l'en empêche et l'a , par conséquent, éloigné, par force, de sa vocation première).

- D'ailleurs, au cours du même voyage, les parents de Pedrinho ont égaré leur charmant petit bambin (ok: nous devons reconnaître ici une faille terrible dans l'attention des parents en question, un manque cruel de vigilance: il faut tout de même un sacré manque de bol pour perdre à deux reprises son petit garçon de 5/6 ans: bref, une incompétence parentale qui aurait pu faire des ravages. D'ailleurs...)bref, Pedro s'est donc perdu (à Florence je crois? )
ses parents et, surtout, son grand frère affolé l'ont cherché partout: ils l'ont retrouvé, au bout d'une heure, assis près de la voiture: le petit était certes distrait, étourdi et inconscient des dangers environnants mais finaud, calme et logique: il s'était dit "je suis perdu, j'ai perdu mes parents. ce n'est pas grave, ils vont bien finir par aller chercher leur voiture et je me souviens où elle est garée; donc, j'y vais". du bon senss quoi (comment ça, vous reconnaissez bien Pedro adulte là dedans?)

-Pedro était vraiment insouciant: alors qu'il vivait en Yougoslavie, à une période assez turbulente, il se promenait dans un grand parc de Belgrade et s'est amusé à jeter des cailloux sur de beaux véhicules qui passaient non loin de lui.
Il avait omis un détail qu'il garde en mémoire désormais: JAMAIS on ne caillasse les blindés militaires serbes. Jamais. Ils n'aiment pas ça et ont un sens de l'humour des plus limités.

-toujours en Yougoslavie, Pedro a impressionné de nombreuses personnes: du haut de ses 5 ans, il était le seul capable de jouer à l'interprète en trois langues: le français avec maman, le portugais avec papa de passage et le serbe avec les autochtones: son père ne parlant pas serbe du tout, il trimballait son rejeton partout avec lui pour pouvoir se faire comprendre de tous.

- Arrivé en France, Pedro a eu beaucoup de mal avec l'école: puni très souvent dès l'école primaire (car trop clown), j'ai sous la main ses carnets de correspondance de l'époque collège (vous en avez, normalement, un exemple sous les yeux). et la prof que je suis se réveille et hurle: ce gamin était insupportable: collé toutes les semaines, au minimum deux remarques dans le carnet par semaine: inattention, bavardages, volonté affichée de distraire ses camarades, d'amuser la galerie, travail non fait, chahuts,dispersion.
Une tête à claque.


soirée pyjama

Vendredi soir, ma fille est sortie.
Première sortie chez sa copine, sans ses parents. Je l'ai amenée, avec son petit sac. J'avais pris soin d'y glisser tout ce dont elle aurait besoin: sa tenue pour le lendemain, son peigne particulier (spécial chevelure afro), son pyjama, son doudou. Bon, elle a balancé le biberon que j'allais ajouter: Lisa boit toujours son lait chocolaté au biberon le matin, dans son lit. Mais là, elle a décrété que ce serait "trop la honte" et que chez sa copine, elle boirait son lait au bol.
Arrivée là-bas, elle ne m'a même pas dit au revoir.
J'ai ravalé mes larmes. J'ai fait semblant de ne pas être vexée. J'ai ravalé aussi les mille recommandations que j'avais très envie de faire à la maman de la petite copine. Elle a dû le sentir car elle m'a appelée à 21h pour me dire que, certes les deux hystériques ne dormaient pas, mais que tout se passait bien.
Elles se sont endormies vers 22h, réveillées vers 6h, toujours aussi excitées.
Pedro, Martin et moi avons récupéré Lisa le samedi midi à l'école. On, y est allé tous les trois, une belle bande d'abrutis, impatients, attendris de retrouver leur grande fille, leur grande soeur.
L'accueil fut chaleureux: dès qu'elle nous a vus, Lisa a pleuré car elle voulait à tout pris retourner dormir chez Orane. Il était hors de question qu'elle rentre chez nous. de toute façon, notre maison à nous, elle est trop nulle et c'est trop mieux chez Orane.

Et pour bien enfoncer le clou, pour bien nous faire comprendre que notre premier enfant grandissait, s'émancipait à vue d'oeil, le lendemain, la demoiselle a décrété que les roulettes sur son vélo, ce n'était que pour les bébés, qu'il fallait les enlever. ni une, ni deux, en 1/2 heure, elle a appris à rouler à vélo comme une grande, sasn roulettes, sans adulte la tenant un peu, sans rien: elle seule, filant loin devant nous, roulant, roulant encore, à toute vitesse: Seule sur son vélo rose, elle file à toute allure, de façon sauvage et indépendante, elle croque sa vie.

mardi, avril 08, 2008

musique



non, ce n'est pas gai. rien n'est très gai dans cette chanson.
il aurait pu parler des canards cancannant dans la rivière que ça aurait été tout aussi triste.
car la mélodie l'est, terriblement.
car cet air de guitare qui pleure en crescendo, désespérement, est triste.
car la voix est triste.
car le destin est tragique.
Et ça m'a toujours fait froid dans le dos: il était jeune, il était beau (il sentait bond le sable chaud...oups, je m'égare), il avait un talent fou, monstreux, de nouveaux projets et..l'idée saugrenue de se mettre à l'eau, de goûter au Mississipi l'a fait mourir.
J'en ai connu de jeunes talents foudroyés bêtement dans leur jeunesse, avant d'avoir vécu. Et ce "possible" m'effraie toujours autant. Savoir que d'un claquement de doigt, tout s'arrête . savoir qu'être à un endroit donné à un moment précis, que faire un choix quel qu'il soit peut avoir cette conséquence tragique . trop tôt.
rien de très gai en effet. Sans doute une réponse un peu implicite à l'une de mes amies qui cherchait à savoir d'où me venaient mes terribles insomnies. Ca doit être l'une des raisons: cette peur irraisonnée et incontrôlée que, paf, tout peut s'arrêter. et dans ces moments d'affreuse angoisse, j'aurais bien besoin d'un "Armelle je t'aime " pour me soulager un peu. J'ai la malchance d'être pourvue d'un esprit cartésien qui ne croit ni à Armelle, ni à son fils , ni au pseudo esprit saint. alors je ne prie pas, je ne dors pas. J'écris un peu.
Sur ce, écoutez-le tout de même: il est mort à 31 ans, à notre âge environ.


Promis, demain, on fera du jovial, du rigolo: on va parler Pedro!

capitulation

la pression a été gigantesque, gargantuesque. je me plie donc aux revendications du peuple.
Nous allons donc aujourd'hui parler de Martin. en 5 points.

- Martin est passionné par les chaussures. Petit, je pensais qu'il n'avait pas trop le choix: la maison est inondée de chaussures; elles remplacent les jouets. Je sais : je suis une vraie mère indigne et égoïste. Au lieu de couvrir mes enfants de joujoux, je m'achète un nombre astronomique de godillots dont la moitié sont inutiles, perdus, oubliés.
Bref, par dépit, Martin jouait donc avec les chaussures.
Cette passion lui est restée: il veut choisir ses chaussures le matin (botte de neige quand il fait chaud; sandalettes par temps de pluie; bien sûr!). Il commente celles que je porte, range les siennes de façon méticuleuse.
Dois-je révéler que je suis secrétement très heureuse: ma file sera peut-être cusinière mais, mon fils, lui, sera vendeur de chaussures: Jackpot pour sa mother!

- Martin est un trouillard. un petit bonhomme fragile qui a très vite peur de tout: du loup, du bain qui se vide, des gros yeux mécontents. Il peut être pris de tremblements, de sursauts, de sanglots inconsolables juste parce qu'une mouche s'est posée sur sa main.
Ajouté ce détail avec sa passion chaussuresque et vous vous rendrez compte que mon garçon est un vrai petit homme en devenir, un dur, un costaud!

- Martin est passionné par la mécanique (alléluiah! Enfin une caractéristique purement masculine!): il faut lui ouvrir le capot de la voiture, régulièrement pour qu'il puisse vérifier que le moteur n'a pas disparu. Tous les matins, alors que, bien sûr, nous sommes en retard, il doit aller vérifier que le pot d'échappement est à sa place avant d'aller s'installer.

- Martin vit un Oedipe terriblmeent prononcé: il aime sa mère goulument, voudrait l'embrasser tout aussi goulument,bouche grande ouverte et langue pendante (n'appelez pas la DASS... je mets évidemment un hola à ces baisers endiablés). En revanche, il répète à tout bout de champ à son père qu'il est méchant. il veut que ce soit maman qui lise l'histoire, maman qui change la couche, maman qui donne à manger, maman qui le couche, maman qui lui apporte son biberon. Maman, maman, maman...qui sature bien souvent.

-Martin a une imagination débordante. et ça me semble très étrange à son âge. Il n'a pas encore trois ans et il s'invente déjà des tas d'histoires avec ses nounours, poupées, camions, voitures. il joue à l'école, il joue à la crêche, il joue à "Tracteur Tom", à Cendrillon, il joue à être un chat, un chien. il n' a pas encore l'otion spiderman, zorro, batman. Mais sa rentrée scolaire approche; ça ne saurait tarder!

samedi, avril 05, 2008

les 5 révélations de la blogosphère

Si vous surfez sur la blogosphère depuis quelques temps, vous aurez constaté que chaque auteur de blog se plie à ce fameux questionnaire reçu en boucle: "révélez 5 choses vous concernant que personne ne sait"
Bien.
Laissons planer le suspense me concernant.
nous allons d'abord appliquer le questionnaire aux enfants du bonheur.

Lisa:

- Ele s'endort comme un bébé: sur le dos, les bras écartés autour de la tête, son doudou sur le nez. elle a systématiquement besoin d'un câlin interminable (des baisers, des caresses dans le dos, sous les bras, sur le ventre, les joues...) un vrai rituel tendre qui lui pose souci: elle est invitée à dormir chez une petite copine dans une semaine et elle hésite à refuser car elle n'aura pas son câlin du soir.

-son aliment préféré, loin, loin devant tout le reste, c'est le parmesan: rapé et saupoudré sur toutes ses assiettes: pâtes évidemment mais aussi riz, pomme de terre, courgettes etc...elle aime aussi le manger en morceau: elle croque dedans comme dans un vulgaire Babybel.

- elle veut être cuisinière. C'est établi. après une période de longues hsitations et tergiversations, elle a donc pour objectif d'avoir son propre restaurant où le parmesan sera roi . Et, généreuse, elle m'a promis qu'elle ne nous ferait payer que 1 euro. sympa.

- elle rêve d'avoir de longs cheveux raides, tout droit, fins, sans volume. Elle déteste sa jolie tignasse à boucletes et n'a pas conscience que tout le monde lui envie; que les mamans d'élèves m'en parlent systématiquement tant elle est surprenante. Lisa, l'impatiente, elle, est agacée par ses boucles qui, nécessairement, poussent deux fois moins vite que les cheveux des copines.

- Le jeu préféré de Lisa: rêver. Des heures et des heures. Marcher et rêvasser; s'allonger et songer. Elle s'invente son monde et renouvelle l'expérience imaginaire 10 fois par jour et chaque jour. Elle vit dans un monde parallèle enchanteur et enchanté la moitié du temps. C'est parfois très pénible: elle n'écoute pas, elle n'entend pas. elle est vraiment ailleurs. Et je m'échine, je singe, je crie devant elle. Pour que, 5 mn plus tard, elle me rétorque d'une voix calme et paisible "Qu'est-ce qu'il a maman, tu m'as demandé quelque chose?"

Martin, ce sera demain!

mardi, avril 01, 2008

mon bébé est grand



non, non, il n' a pas subitement décidé que les couches étaient inutiles et qu'il serait agréable et pratique de se servir de ce pot immonde qui trône un peu partout dans la maison et qui sert à tout sauf à son rôle premier .
non, ça, ça ferait bien trop plaisir à sa mère. Il a bien compris que sa chère maman attend cette mini révolution comme elle attendrait le messie (j'ai vraiment un souci catho ces temps-ci).
et vous connaissez les mômes: quand ils sentent qu'ils peuvent vous casser les pieds, ils se jettent à corps perdu dans la direction le permettant. Martin sait que je voudrais qu'il soit propre (il est tout de même censé aller à l'école all the day en septembre...); alors, il a fermement décidé qu'il garderait ses couches. Point. Y'a pas à discuter.

Non, il grandit car il a décrété qu'il voulait son lit "de grand".
comme ça, en pleine semaine.
Je vous passe les détails de l'échafaudage: Pedro était à Istanbul (non, non, ça m'a pas fait enrager du tout, ça...): j'ai donc dû réendosser mon vêtement de Caro the builder (remmember: http://martinlisa.blogspot.com/2006/06/caro-builder.html)
J'ai repeint quelques endroits du nouveau lit (le lit Ikea de base dont Pedro ne voulait pas car, je cite "c'est de la merde" et il avait bien raison mais on me l'a donné; je n'allais pas le jeter tout de même; d'ailleurs ç'aurait été bien trop lourd; si Pedro avait pu nous voir, mon collègue et moi,nous échiner à rentrer ce truc informe dans sa voiture..il en aurait eu des sueurs froides. Bon, il n'a rien vu, il n' y a pas de trace, alors chuuut)
Je l'ai donc égayé d'un petit liseré bleu, le lit . comme à mon habitude, j'en ai un peu mis partout et la véranda est désormais quelque peu repeinte, elle aussi.
Puis, je me suis aperçue qu'il manquait une petite barrière de protection.
j'ai donc filé à Ikéa, les deux loustics sous le bras, un mercredi après-midi.
dois-je vous expliquer pourquoi ce fut l'Enfer?
Toute l'Essonne s'étaient réunie à Ikea pour acheter des étagères Billy et autres table Uktörd; canapé Tylosand et tale basse Svalöv.
Je n'avais besoin que d'une barrière ridicule à 10 euros. Mais elle fut difficile à dénicher (car Lisa devait d'abord essayer tous les fauteuils, tous le slits et trouver toute seule l'allée 23F, rangement 2B pendant que Martin jouait à coucou/ beuh entre les caisses rangées telle la tour de Pise)
Je suis donc revenue essouflée, fâchée contre les zouaves, ayant perdu 2 kgs (ce qui est bien: j'ai, en fait, poursuivi mon entrainement de nouvelle joggeuse professionnelle chez Ikea; tout un concept)

Il a ensuite fallu extirper le lit bébé de la chgambre de Martin: impossible. Je n'ai trouvé qu'un moyen: par la fenêtre (qui a morflé, comme le lit d'ailleurs)
Puis j'ai monté TOUTE SEULE le lit Ikea. Vrai moment de gloire .

Et le soir venu, j'ai couché mon petit monstre dans ce lit gigantesque. Je suis retournée le voir 10 fois pour être bien certaine qu'il y dormait paisiblement, que ce changement terrible n'était pas trop éprouvant pour lui.
il ronflait le bougre.
et moi, pauvre cruche, je pleurais de voir mon bébé si grand.

mercredi, mars 26, 2008

en jachère

quelques transformations en cours. J'en avais assez du fond marron style tapisserie de mémée.alors, on change.

et pour le mercredi. juste parceque c'est un mercredi down avec autant d'énergie qu'un ver de terre rampant sur la terrasse, un petit coup de booster:

mardi, mars 25, 2008

Armelle je t'aime



Quand je vous disais que la Foi faisait son entrée dans notre foyer, je plaisantais évidemment.
A vrai dire, les voies du Seigneur sont vraiment impénétrables: il me punit de mon impiété.
Ma fille a décidé de prier.
Pedro en est malade .

comment cette aberration est-elle arrivée? Ma soeur et ses enfants sont actuellement chez nous et ça fait des ravages.
Laura, la cousine de Lisa, est en pleine préparation de communion. et elle prend ça très très à coeur.
elle a donc profité de ce week-end pieux pour expliquer à Lisa que Jésus était le fils de Dieu, que les méchants romains ne l'aimaient pas, qu'ils l'avaient tué, sur la croix (mais que , ça, la croix, elle avait pas bien compris pourquoi) et que 3 jours plus tard, pouf, Jésus était revenu (mais que nous, on ne pouvait pas le voir, hein, il est mystérieux, magique et invisible; ce serait pas drôle sinon)
Mais, a-t-elle ajouté, on peut lui parler à Jésus: en priant. On peut lui demander que nos parents soient en bonne santé etc.
elle a expliqué à Lisa comment faire sa prière.
Et voilà ce que Lisa en a retenu: on peut demander à Dieu, ou à son fils, peu importe, de nous apporter des nintendos à noël, de nous permettre de voler (c'est un désastre: depuis cette prière, elle croit dur comme fer qu'elle sait voler: elle s'élance donc des lits, en l'air, pour s'abattre pitoyablement contre les murs de la maison)
sur la forme, Lisa a aussi commis quelques confusions.
Je vous la cite, c'est bien plus amusant:
"tu vois maman, pour prier, il faut se mettre à genoux près du lit, comme ça et mette nos mains comme ça l'une contre l'autre , demander ce qu'on veut et finir en disant "armel* je t'aime"

ouf, la foi de ma fille est encore bien loin d'une Adoration fanatique!

*: pour les personnes qui seraient encore plus mécréantes que moi: armel résulte bien sûr d'un quiproquo: c'est pour amen (et si vous n'aviez pas compris, c'est que, vraiment, vos prières sont loin, loin de vous et vous me devez 3 Ave Maria et 2 Pater Nostre!)

dimanche, mars 23, 2008

Miraculous Runing Pascal



A Pâques, les chrétiens célèbrent la miraculeuse résurrection de Jésus-christ.
J'ai évidemment toujours été très dubitative avec ces fables incroyables. J'ai toujours eu cette tendance moqueuse, un peu teintée de mépris. c'est mal, je sais.

En ce week-end pascal, je vais peut-être finir par croire aux miracles.
Car, j'en ai vécu un.
De plein fouet.

Je suis allée courir.oui, je sais, c'est fou.

Pedro m'avait acheté mon cadeau d'anniversaire avec 10 jours d'avance: premier miracle (ndlr: depuis 10 ans, il s'éclipse, un peu paniqué, tous les 27 mars, prétextant un truc urgent à faire; urgent, oui, trouver à la dernière minute un cadeau pour l'anniversaire de sa petite femme)
Cette année, il s'y est donc pris très longtemps à l'avance. Malheureusmeent, il a laissé traîner le paquet/cadeau bien en évidence sur la bibliothèque . et il est parti 5 jours en Suède.
Inutile de vous préciser que la Tentation était trop forte. et tel Jésus, affamé seul dans le désert et tenté par Satan en personne...j'ai eu du mal à résister. D'ailleurs, j'ai été bien moins courageuse que Jésus: j'ai failli et j'ai ouvet cette boîte alléchante.

Suite à quelques petits déboires médicaux, mon médecin m'a quasiment ordonné de reprendre le sport.
Bel euphémisme, s'il savait: en fait, il voudrait que je me mette au sport.
A presque 32 ans, le pari était plus que risqué.
Mais j'ai un petit mari attentionné qui s'inquiétait de voir l'état physique de sa chère et tendre se dégrader.
ni une, ni deux, n'écoutant que sa générosité et son dévouement coutumiers, il m'a donc offert tout l'attirail nécessaire pour relayer mon papa.son coeur ne lui permet plus de courir son marathon annuel. Qu'importe, sa cadette va prendre le relai.

Dans ma boîte magique, j'ai donc trouvé un collant de course et, surtout, un I-pod qui communique mystérieusement et tout seul avec mes nouvelles super baskets.
Je peux donc courir en chantonnant, certes , mais aussi, en entendant une petite voix encourageante me répétant "vous avez couru 13 minutes et 22 secondes; vous avez parcouru 4 km et 150 mètres"
c'est rigolo.

donc, hier, j'ai pris mon courage à deux mains, j'ai enfilé mon nouveau déguisement très seyant et je suis allée courir en forêt.
Sachant que je n'avais jamais couru (au lycée, quand on était en séquence d'endurance, on était censé courir autour du canal de Tourcoing: le prof était idiot; il y avait plein de recoins pour se cacher facilement autour de ce canal: on courait donc 100 mètres, on allait se cacher et on attendait en papotant que les 20 minutes prévues s'écoulent)
Connaissant donc mon potentiel, je m'étais mentalement préparée à courir 20 minutes: pour une première , ça me semblait honorable.

J'avais oublié un truc: la forêt: c'est grand, vaste et tous les chemins se ressemblent.
vous devinez aisément ce qui s'est passé: Tel un petit Poucet sans cailloux, je me suis perdue.
Et j'ai donc continué à courir, courir et courir à la recherche de ma Twingo égarée.
Au bout d'un certain temps, désespérée; j'ai demandé ma route à un groupe de runing mans: ni une, ni deux, ils m'ont proposé de continuer à courir avec moi pour me raccompagner.
fort bien.
si ce n'est que ce groupe a pour habitude de courir 5 fois par semaine, à une cadence de fous
j'avais beau avoir la même tenue @asics de crâneuse; je n'en menais pas large.
J'ai donc continé à courir un bon quart d'heure avec ces charmantes personnes, qui, par ailleurs, ne cessaient de me parler, de me questionner et donc de me faire parler : Mais quelle idée! quand on court, on se tait, non?
J'ai fini par retrouver m voiture bénie.
Et mon I-Pod a miraculeusement dit " votre séance est terminée, vous avez couru 54 minutes et vous avez parcouru 9 km 600"

aujourd'hui, je suis fourbue, je marche comme lorsque j'étais enceinte de 8 mois tant mes cuisses me font souffrir. Mais je crois aux miracles.

joyeuses pâques!

vendredi, mars 21, 2008

la miss


bon d'abord. elle embellit de jour en jour.
On m'a dit que mes chevilles enflaient, alors je me lâche. Ma fille est splendide.
Je m'oblige à me freiner, me réfréner mais c'est difficile: je passe beaucoup trop de temps à l'espionner, l'épier, l'écouter secrétement. et elle m'amuse. et je l'admire. elle est hors-norme.
Alors, parfois, c'est inquiétant. on se demande si sa singularité, si sa particularité n'est pas une conséquence d'une éducation trop..ou pas assez... Je crois surtout qu'intrinséquement, elle est, en soi, assez décalée. C'est peut-être dans les gênes?

Elle me reprend sans cesse.
Dernière en date, hier:
-Lisa, qu'as-tu fait de chouette aujourd'hui à l'école?
-on a appris à écrire le B en attaché.
-Extra! en plus tu savais déjà un peu l'écrire non?
-ben oui, mais maman, surtout, faut pas que tu aies honte, hein? mais...maîtresse m'a dit que tu ne m'avais pas appris comme il faut. Tu as oublié de me dire qu'il y avait une petite boucle, là, quand on remonte et qu'on fait le petit trait (vous suivez tous?)
Bref. Je suis déjà en train de pénaliser, d'handicaper ma fille car je suis incapable de lui apprendre à écrire correctement (en même temps, je défie quiconque de retrouver à la boucle près l'écriture cursive qu'on a pu nous apprendre quand on était enfant!). vous pensez que sa vie d'adiulte en pâtira?
Dans le même ordre d'idée, Maîtresse Nolwenn m'a appris que Lisa ne "pinçait" pas bien son crayon, qu'il fallait que, nouis aussi, nous tentions de corriger le tir à la maison car c'était vraiment MAINTENANT que les bonnes habitudes, les bonnes postures s'apprenaient.
Bien.
J'ai omis d'apprendre un détail important à Maîtresse Nolwenn: Pedro écrit...comme 15 cochons se livrant un combat dans la boue. et moi, je suis une vraie gauchère: je n'ai jamais su comment on était censé tenir son stylo. Et mes élèves se moquent de moi quiand ils me voient écrire et m'ont même avoué qu'ils préféraient quand je dictais mon cours: écrit au tableau, il était illisible.

bref, pour revenir à ma question initiale: La singularité un peu loufoque de Lisa est-elle inscrite dans ses gênes?
Oui, je pense que je viens de le démontrer (sa singularité...mais aussi, et surtout, sa maladresse, son côté empoté, son manque de soin, son écriture informe)
comment on terminait une aussi probante démonstration..avant, quand on faisait des cosinus, pythagore et thalès???
CQFD, non?

mercredi, mars 19, 2008

coup de poignard

je vens de recevoir un message de "copains d'avant"
je vous le livre:

"bonjour, je ne sais pas si vous vous souvenez de moi. Sans doute pas, vous avez dû voir passer beaucoup d'élèves depuis.Moi je me rappelle vraiment bien de vous. Je voulais juste vous faire un petit coucou, vous féliciter pour vos enfants et vous dire que je suis, moi aussi, depuis peu, papa d'un petit garçon de 6 mois, Maxime"

Signé Sylvain, 24 ans.

J'ai mal, je souffre,à l'aide.
je suis une vieille prof dont certains élèves (et même pas les premiers que j'ai pu avoir!) sont déja parents.
c'est impossible.
j'ai eu ce garçon (adorable d'ailleurs) en troisième à Asfeld en 1999.
C'était un tout petit bonhomme. Maigrichon. timide. mal dans ses baskets.
Et il est papa.

je crois que je dois avoir 5 cheveux gris de plus ce soir.

la musique du mercredi

Merci aux participants.
au seul participant en fait;
mais aujourd'hui je choisis seule.

hommage au plus bel hypokhâgneux de France.

J'ai des souvenirs d'hypokhâgnes et de khâgnes: mes camarades de classe masculins étaient...des mecs littéraires: vous imaginez le cliché: cheveux gras, lunettes, et gros furoncles que même wonderbiactol ne parvient pas à effacer. romantiques à souhait (j'en ai des suées froides: l'un d'eux me poursuivait de ses poèmes amourachés, ne me quittait pas du regard; bref jouait à l'amoureux épris, éconduit, ravagé de tristesse et me faisait très très peur)
Bref, en prépa littéraire, il fallait s'accrocher pour trouver du mâle qui vaille le coup.
pour dire, le mien je suis allée le chercher dans le bâtiment d'en face; chez les extra-terrestres scientifiques: basiques, machos , organisant des concours de beuveries stupides certes mais, ayant tous l'avantage d'être de vrais garçons.

et bien je n'ai pas eu de chance.
Car quand j'étais en Khâgnes à Lille, une de mes collègues actuelles faisait la même chose à Paris.
Et dans sa classe, elle l'avait lui.
la vie est définitivement trop injuste.
Si je n'avais pas été ch'ti, j'aurais peut-être eu un Raphaël dans ma classe.
Je n'aurais jamais déchiré ses poèmes enflammés.
Je lui en aurais même peut-être écrit.

Bref, hommage donc au plus bel hypokhâgneux de France.
Et sortez vos mouchoirs: joli texte, belle mélodie et nostalgie-mélancolie à revendre.

lundi, mars 17, 2008

crânons un peu


C'est vrai, ça: pourquoi devons-nous toujours taire ce qui nous enorgueillit?
je suis fière donc je le dis (c'est ma nouvelle maxime, du balai Descartes et son "je pense donc je suis", prescription, c'est trop vieux: désormais, appliquons tous le "je suis fier donc je le dis"!)

L'an dernier déjà, les résultats aux brevets blancs et au brevet final de mes élèves m'avaient permis d'oser, enfin, m'avouer, qu'à priori, je ne devais pas être si mauvaise que ça dans mon boulot, que derrière mon fatras, mon bordel, mes oublis, mes retards, mes cafouillages, mes bidouilages et mes imbroglios (je voulais le placer ce mot rigolo); je ne devais pas m'en sortir si mal que ça.
confirmation cette année: le premier brevet blanc est terminé: les bilans et comparatifs tant redoutés sont tombés:
le collège comporte 6 classes de 3°. Mes 3°4 sont 3° toutes matières confondues et 2°en français. Mes 3°2 sont 4° toutes matières confondues et......tadam....premier en français.
Je suis fière d'eux et je jubile.
Car, bien sûr, comme d'habitude, je n'ai aucune classe de latiniste etc...vous connaissez tous, les fameuses classes camif bourrées de toutes les options possibles afin d'être sûr et certain que notre progéniture chérie sera dans la meilleure classe.
Ca existe toujours les classes camif.
Sauf que je ne les ai jamais.
D'ailleurs faudrait je vous dresse le portrait de la classe dont je suis la responsable cette année. après les terreurs et petits vauriens adorables del'an dernier; j'ai droit à un nouveau panaché: la misère médicale et sociale réduite dans une classe.
Mais ce sera l'objet d'un prochain sujet: aujourd'hui, on ne sort pas les mouchoirs, pas encore, non, non; aujourd'hui, on tape des mains: clap, clap, clap!!! Et on me vénère, rien que ça!
Car à force de répéter que j'avais dupé tout le monde même le jury du concours et que je n'étais qu'une fausse prof de lettres, une imitatrice qui cachait bien son jeu; j'avais fini par m'en convaincre. Me voilà rassurée.
Je vous passe évidemment les mines déconfites de mes collègues (qui sont prêtes à tout, chaque mois de Juin pour se réserver les classes camif justement: elles passent des heures à l'administration: elles doivent y lustrer le parquet, préparer le café, ravitailler les toilettes en PQ.....) non, je ne vous décrirai pas leur visage et leur regard passant de l'étonnement, à l'incrédulité, puis au mécontentement pour finir dans une pseudo indifférence feinte qui ne trompe personne et qui, avouons-le ici, me procure un rire sardonique silenceux fort agréable.

samedi, mars 15, 2008

un peu d'austérité, que diable!

On devrait interdire aux jeunes filles de 17 ans d'avoir un petit copain.
Car le petit copain empêche bien souvent la dite jeune fille de remplir son rôle de baby-sitter.
Et, c'est chiant.

voilà, c'est tout: Patricia la nounou en or part en week-end . conséquence, sa fille Mélanie , baby sitter d'argent, en profite pour passer une soirée en amoureux avec son Brian; ils vont roucouler , insouciants adolescents qu'ils sont et, du coup, ils vont nous empêcher d'aller au cinéma.
c'est d'un pénible.
elle ne pourrait pas se contenter d'être une charmante jaune fille pas trop jolie, ayant cruellement besoin d'argent mais ne plaisant pas aux garçons? elle ne pourrait pas avoir une vie sociale triste à mourir, désespérante . ce serait tellement plus pratique qu'elle soit TOUJOURS à notre disposition.
Le pire: au lieu de la séance ciné/pop corn sans enfants que Pedro et moi aurions pu nous offrir; on va se farcir une séance de psicine avec tobbgan et vagues ET enfants.
C'est usant la vie de parents.
Faudrait d'ailleurs que je songe à embaucher la baby-sitter pour me remplacer à la piscine.
Parce que mon brushing en prend un sacré coup à chaque fois; ma coloration aussi.

mercredi, mars 12, 2008

rions un peu

M. rue de la Bière m'a rappelé que Mercredi, c'est musique. j'avais oublié: alors on allie chauvinisme nordiste + seconde degré et humour corrosif + engagement politique (on vote à nouveau bientôt et je suis presque prête à prier pour que Dassault se fasse ENFIN manger à corbeil...j'y crois, j'y crois)

dimanche, mars 09, 2008

Heidi, le retour



une semaine à la montagne. Et on a eu du bol: en 6 jours, on s'est fait le printemps et l'hiver en même temps: rentabilité optimum!
Martin a adoré: il a crapahuté das les alpages autour de notre chalet (un vrai nid, cocon, douillet). Lisa s'est fait appeler Heidi. Il ne lui manquait que les chèvres.
elle a aussi continué ses leçons de ski: deuxième année et...je dois l'avouer, elle est désormais bien meilleure que moi (bon, je reconnais que ce n'était pas très compliqué): elle prend le tire-fesse, le télésiège et a fait une piste bleue! Extra!
On a beaucoup trop mangé. Le fromage m'écoeure pour un bon bout de temps.
On s'est octroyé une soirée virée nostalgique à Grenoble: on a arpenté les rues que nous connaissions si bien, on est passé devant notre appart d'étudiant, l'école de Pedro, notre boulangerie....j'en aurais pleuré. et puis on a fini dans notre pizzeria fétiche sur les quais( pour une pizza, devinez: aux non pas 3, non pas 4 mais 5 fromages!)
Mais ma mélancolie est vite retombée: en 10 années loin de la région, j'vais oublié l'amabilité légendaire des commerçants made in Isère. J'ai dû me retenir 100 fois mais Lisa m'a devancée: "bonjour madame"....pas de réponse...." EH, JE T'AI DIT BONJOUR? TU POURRAIS ME REPONDRE!!!!!!"
J'ai fait une leçon feinte de politesse à ma fille devant la vieille austère qui nous faisait face "Enfin Lisa, tu sais qu'il faut être polie, ne pas crier, dire s'il vous plait et, SOURIRE , non mais"
Bref, il faut que j'aille voir Bievenue chez les Ch'tis au plus vite pour renouer avec ma VRAIE région d'origine, là où les gens sont cordiaux, aimables, affables.
J'ai également fait une virée dansd une boutique, expliquant à ma fille qu'un ami m'avait chargée de lui acheter une plaque de rue étrange. Et j'ai eu l'air ridicule car , en payant cette plaque (que j'ai donc bien au chaud à la maison) , Lisa, tout en discrétion comme à son habitude et fière comme une poule de montrer ses progrés de lectrice s'est écriée" Maman, viens voir, il en reste plein des rues de la bièèèèèèèère!"
Merci chérie, une suffira.
Pedro a voulu surfer comme un djeuns: il s'est fait très mal au dos (non, c'est encore plus ridicule, il s'est déchiré je ne sais pas quoi en portant Martin)
Martin qui m'a fait une crise monumentale car après 3km de marche (de portage par son humble et dévouée maman) il avait décrété que la jolie rivière glacée que nous avions découverte serait chouette en guise de baignoire.
A mon grand étonnement je n'ai pas pris un seul kilo: mais je pense que les marches incessantes avec un petit bonhomme paresseux dans les bras ont dû compenser les raclettes, tartiflettes et autres fromagettes quotidiennes.
Lisa a fondu en larmes en partant: elle veut absolument vivre à la montagne. elle a été soulagée d'apprendre que les propriétaires du châlet étaient plus vieux que nous. Cela lui laisse un espoir: "maman, dès qu'ils meurent, on leur prend, hein le châlet!"
Demain, retour au boulot. rien n'est prêt bien sûr, ce serait pas drôle sinon.

jeudi, février 28, 2008

l'agence tout risque

 


Je dois sans doute être définitivmeent obnubilée par les années 80.
Mais je pense pouvoir refonder l'agence tout risque.
j'ai tous les ingrédients en poche.
les principaux du moins: les risques, les cascades en tout genre.

Lisa et Martin sont fascinés par l'escalade, le saut d'obstacle, le parcours d'épreuves en tout genre.
hier, Lisa, comme de coutume, est restée perchée en haut des divers arbres et arbustes du jardin tout l'après-midi: une première fois avec son survêtement qu'elle a élégamment déchiré; la seconde, vêtue telle une petite anglaise: robe, collant et jolie manteau en laine. charmant. Une sorte de Mowgli des temps modernes.

Ce matin, Martin a décidé:
1/ de s'enfermer dans le noir.
2/ de grimper sur la commode de sa soeur.
3/ d'oublier que sous la dite commode étaient éparpillés des playmobils, des camions, des avions, des outils de bob the builder...
4/ de faire, involontairement évidemment, un vol plané de grande qualité
5/ d'atterir sur les objets sus nommés.
6/ d'ête bien amoché.

Tout ça pour dire que le côté cascade est maitrisé.
Je dois pouvoir contribuer sans grande difficulté à la panoplie bling bling de Barracuda.
Et, je pense que Pedro pourrait endosser sans grande difficulté les rôles mixés de Futé et de Looping.
Moi,.... je suis le chef, cela va de soi; me voilà donc en Hannibal (non pas Lecteur!)

Sur ce, je vais enduire mon fils catastrophe avec de l'arnica: de la tête aux pieds.
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mercredi, février 27, 2008

la rubrique musicale du mercredi

J'ai décidé d'instaurer des rubriques dans ce blog;
je ne sais pas encore par quel bout je vais prendre cette idée saugrenue et je vais donc commencer par du simple:
le mercredi, ce sera musique. Que je vous impose. Un petit air, une mélodie, une chansonnette qui me plaît, symptomatique de mon état d'esprit, bien souvent.
Evidemment, cette rubrique pourrait devenir interactive si vous vous donnez la peine de m'envoyer vos chansonnettes, vos mélodies. Et si elles me plaisent (ben oui, je vais pas me farcir sur MON blog des trucs que je n'aime pas). Donc si et seulement si ça me plait, la rubrique musicale du mercredi pourra être ce que VOUS aurez choisi.
Une vraie consécration en quelque sorte.

Pour aujourd'hui: soleil, les enfants se sont réveillés à 7h30; soit vraie grasse matinée . Une énergie à revendre. Envie de changer le monde à la force de nos petits bras. Et à défaut de changer le monde à la façon Goldman, vivons avec notre temps, changeons-le avec Tété, sa voix-soleil et son rythme dansant.