jeudi, février 28, 2008

l'agence tout risque

 


Je dois sans doute être définitivmeent obnubilée par les années 80.
Mais je pense pouvoir refonder l'agence tout risque.
j'ai tous les ingrédients en poche.
les principaux du moins: les risques, les cascades en tout genre.

Lisa et Martin sont fascinés par l'escalade, le saut d'obstacle, le parcours d'épreuves en tout genre.
hier, Lisa, comme de coutume, est restée perchée en haut des divers arbres et arbustes du jardin tout l'après-midi: une première fois avec son survêtement qu'elle a élégamment déchiré; la seconde, vêtue telle une petite anglaise: robe, collant et jolie manteau en laine. charmant. Une sorte de Mowgli des temps modernes.

Ce matin, Martin a décidé:
1/ de s'enfermer dans le noir.
2/ de grimper sur la commode de sa soeur.
3/ d'oublier que sous la dite commode étaient éparpillés des playmobils, des camions, des avions, des outils de bob the builder...
4/ de faire, involontairement évidemment, un vol plané de grande qualité
5/ d'atterir sur les objets sus nommés.
6/ d'ête bien amoché.

Tout ça pour dire que le côté cascade est maitrisé.
Je dois pouvoir contribuer sans grande difficulté à la panoplie bling bling de Barracuda.
Et, je pense que Pedro pourrait endosser sans grande difficulté les rôles mixés de Futé et de Looping.
Moi,.... je suis le chef, cela va de soi; me voilà donc en Hannibal (non pas Lecteur!)

Sur ce, je vais enduire mon fils catastrophe avec de l'arnica: de la tête aux pieds.
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mercredi, février 27, 2008

la rubrique musicale du mercredi

J'ai décidé d'instaurer des rubriques dans ce blog;
je ne sais pas encore par quel bout je vais prendre cette idée saugrenue et je vais donc commencer par du simple:
le mercredi, ce sera musique. Que je vous impose. Un petit air, une mélodie, une chansonnette qui me plaît, symptomatique de mon état d'esprit, bien souvent.
Evidemment, cette rubrique pourrait devenir interactive si vous vous donnez la peine de m'envoyer vos chansonnettes, vos mélodies. Et si elles me plaisent (ben oui, je vais pas me farcir sur MON blog des trucs que je n'aime pas). Donc si et seulement si ça me plait, la rubrique musicale du mercredi pourra être ce que VOUS aurez choisi.
Une vraie consécration en quelque sorte.

Pour aujourd'hui: soleil, les enfants se sont réveillés à 7h30; soit vraie grasse matinée . Une énergie à revendre. Envie de changer le monde à la force de nos petits bras. Et à défaut de changer le monde à la façon Goldman, vivons avec notre temps, changeons-le avec Tété, sa voix-soleil et son rythme dansant.

lundi, février 25, 2008

je suis une mère parfaite



jugez-en par vous même:
alors que je rêvais d'une après-midi tranquille, à siroter un thé à la menthe , enveloppée dans un plaid, un livre à la main...ma fibre maternelle a pris le dessus.
J'ai emmené les deux zouaves chez Cultura ce matin (premier exploit: ils ont eu la bonne idée de jouer à "et si on semait maman dans les allées??"); on a rempli notre panier de tout un tas de bricoles (peintures en tout genre: gouache, aquarelle, mate, pailletée; pinceaux, colles diverses et variées, pinces à linge, masques à décorer etc..)
Et cet après-midi, nous avons passé un très LONG moment en atelier travaux manuels: des chefs d'oeuvre en tout genre décorent désormais la cuisine: tableaux colorés, masques effrayants, sous verre..en pinces à linge, mini puits....de vrais artistes en herbe les deux loustics. Génétique de toute évidence.
Faudra toutefois que je dise deux mots à la maîtresse de Lisa: elle lui a appris un truc extra: en secouant le pinceau dans tous les sens, on peut faire des gouttes de pluie avec la peinture.
Certes, mais je n'avais pas une folle envie qu'il pleuve rouge, jaune et vert dans ma cuisine. C'est chose faite.
La perfection ne s'arrête pas là: je vais de ce pas retourner dans ma cuisine (que je n'aurais donc pas quittée de la journée: déprime) pour y concocter une tourte brocoli/ chèvre.
Je me transforme. C'en est inquiétant.

vendredi, février 22, 2008

yes, holidays!!!



La chanteuse l'a dit, en son temps et elle avait bien raison: We need Holidays!
je suis en vacances pour 15 jours.
bon, du coup, je vais devoir m'occuper de mes enfants à plein temps, comme une vraie maman dévouée , calme, qui ne s'énerve pas, ne hurle jamais "Fileeeeeeeeeeeeez dans vos chaaaaaaaaaaambres, vous êtes insuuuuuuuuuuuuportables!!!!"
on va tenter,on va essayer, on va faire semblant.
Et puis on va aller au ski: enfin, Pedro et Lisa vont skier. Martin va se rouler dans la neige et moi, je vais lire, lire et encore lire au soleil (et le premier qui me dit qu'li va faire un temps pourri, je l'envoie illico dans sa chambre lui aussi)

Je suis ravie d'avoir retrouvé cette vidéo de 1983....dommage, je n'avais que 7 ans à l'époque.
Parce qu'en fait, j'étais née pour être une star des années 80. Je rêve de ce look eighty's. et, surtout, en 1983, j'aurais été une danseuse hors-pair. Parce que, finalement, si vous regardez bien, Madonna, ce n'était qu'un vague mélange de smurf / tektonik mollassonnes lié à un court d'aérobic et à un échauffement digne de rocky Balboa. Facile, quoi.
Vraiment, j'ouvre les yeux...après toutes ces années, Madonna nous a tous grugés.

mercredi, février 20, 2008

le piège du mercredi pluvieux et solitaire

Ce n'est pas de ma faute.
Martin dort comme un loir.
Lisa regarde Cendrillon pour la millième fois (et elle récite les répliques, par coeur, déguisée EN Cendrillon évidemment)
Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille.
Pedro est parti ce midi pour la Suède, encore et encore.
et, donc, le blues me tombe dessus.
ce n'est donc pas de ma faute.
quand le cafard point le bout de son nez, je dois le combatttre;
et je n'ai pas beaucoup d'armes sous la main, seule chez moi, la pluie cliquetant sur la fenêtre, le gris oppressant mon bureau.
je ne vais tout de même pas travailler, là, le-dit cafard remporterait la bataille avant même qu'elle ait commencé.
ma seule arme défensive est la carte bleue.
et donc voilà.
j'ai dégainé chez vertbaudet.fr
j'ai dégainé sur amazon.
Et je me sens un peu mieux.
Pas entièrement remise, tout de même .
Faudrait un dernier tir, l'ultime, afin d'avoir la certitude d'être victorieuse.
je vais fouiner sur la toile. Et voir ce que je peux trouver.

lundi, février 18, 2008

Ariel, Blanche-Neige et Lisa





La maîtresse remplaçante de Lisa a été malade, la grippe.
Quelle chance.
Cruelle diablesse, Cruella d'Enfer? non, ne vous méprenez pas, je ne veux aucun mal à cette charmante maîtresse (qui, soit dit en passant, devait avoir 12 ans, faudrait vérifier, beaucoup trop jeune pour déjà travailler, il y aurait exploitation dans l'éducation nationale que ça m'étonnerait pas!)
Quelle chance car, pile poil à la même période, ma touriste de soeur était à disneyland paris pour 4 jours.
Elle avait beau avoir ses trois loustics à elle, j'ai eu peur qu'elle s'ennuie, qu'elle trouve le temps long loin de son nouveau pays de moutons.
alors je lui ai envoyé Lisa.
Et le temps est passé bien plus vite.
Les étudiants bossant à disney sous leur costume étouffant s'en souviennent aussi.
D'ailleurs, ces costumes, ceux de Tic et Tac, notamment, ou de Buzz l'éclair: faudrait en faire un produit minceur: anti cellulite ,pro transpirant: mieux que les ceintures brûle graisse qu'on se colle autour du ventre pour espérer fondre de la ceinture abdominale après 28 mn de vélo d'appartement à 19km/heures (c'est mon vélo qui l'a dit; il m'a même indiqué le nombre de calories que j'ai brûlé: je vais pouvoir m'enquiller ma tartiflette sans sourciller tonight)
Revenons à nos moutons, à nos mickey.
Traditonnellement, les enfants sont émerveillés dans ce monde enchanteur : ils n'en reviennent pas de se retrouver face à leurs idoles de toujours.
C'était sans compter sur Lisa que rien n'impressionne.
A tel point qu'elle en a désorganisé la parade des dits personnages animés qui ne parvenaient plus à progresser , qui ont pris un retard fou dans leur timing parce qu'une petite curieuse attachante quémandait des bisous, des câlins, des autographes mais, surtout, parce qu'elle avait un tas de questions à poser et qu'elle était fermement décidée à ne pas bouger d'un millimètre tant qu'elle n'aurait pas obtenu satisfaction.

florilège, pour le plaisir (j'y étais pas, je répète le compte-rendu de ma soeur):

-dis blanche-Neige, pourquoi as-tu croqué dans cette pomme, tu te doutais bien que c'était un piège tout de même?
-oh Cendrillon, montre moi tes pantoufles de vair!! Mais pourquoi tu les as pas mis? tu as déjà commencé à te retrandformer en servante. Mais c'est pas possible, il est pas du tout minuit, je n'ai pas entendu les 12 coups, et d'abord, il fait jour! (traduction d'adulte en abrégé: Cendrillon, arrête d'essayer de me duper, tu m'y prendras pas, je suis pas cruche, non mais)

Oserais-je vous dire que tout cela s'est terminé par...une intervention intempestive d'un gentil membre de la sécurité qui,pour faire taire la charmante gênante, s'est vu obligé de patienter durant toute la parad aux côtés de la miss, lui tenant fermement la main et lui racontant tout un tas d'histoires afin de la...canaliser.

mercredi, février 06, 2008

Mal Barrés dit le chanteur



Je me suis replongée dans Renaud ce matin. Et cette chanson m'a fait réaliser que le moral, le mien était au beau fixe.
Il y a quelques temps, cette chanson me parlait beaucoup. J'y adhérais. Je pensais en effet qu" un beau jour l'amour se casse, et voilà". Je pensais en effet que "le bonheur reste toujours l'affaire de quelques jours, pas d'une vie entière".
Je pensais en effet que le temps ne faisait pas bon ménage avec l'amour, que le temps l'affadissait, l'enlaidissait, le compliquait.
depuis que Renaud a remplacé sa Domino par sa jeune blondinette, il a dû, comme moi, changer d'avis.
depuis que les années passent, je prends sagement conscience que l'amour s'embellit, s'approfondit et se consolide dans la durée, avec et grâce au temps qui passe.
Cela fait 12 ans déjà...et, confidences pour confidences, je n'ai jamais trouvé mes sentiments pour mon homme aussi simples, forts et beaux qu'aujourd'hui.
cela fait 12 ans mais lorsqu'il passe sa semaine en Suède, il m'appelle deux fois par jour et je lui envoie 10 mails.
et puis, désormais, je suis bien plus attendrie par un couple de petits vieux, l'un soutenant l'autre ; que par un jeune couple. Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics me semblent dans une situation plus instable, plus incetaine. Je pense à mes grands-parents quand ils étaient encore tous les deux et j'envie cet amour qui aura duré plus de 50 ans, qui se sera construit à travers les décénnies, qui se sera enrichi des orages, qui aura combattu les périodes ternes d'ennui et de désamour. Je suis toujours très émue lorsque je vois ma grand-mère: cela fait 8 ans qu'elle est veuve et elle parle toujours de son amoureux, tous les jours.

voilà, petite chanson mélancolique du matin..sans aucune mélancolie de ma part.

lundi, février 04, 2008

Enfin la réponse à LA question



Du pourquoi je ne me ferai jamais, ô grand jamais enfourner un truc pareil dans la poitrine.

Bon, ok, j'ai dû choisir le modèle le plus gore et le plus désuet que j'ai pu trouver en googlisant de-ci, de-là. Certes, en 2008, les prothèses n'ont plus cet aspect...il n'empêche que,même si je vous mets une image de prothèse toute propre transparente , juste remplie de joli silicone uniforme...bordel, ça vous fait pas beurk, froid dans le dos ces trucs-là?? Moi si.

1/ j'ai le sentiment qu'avec ce plastique sous peau, les femmes se mutilent volontairement en poupée gonflable lubrique pour être dans l'air du temps.

2/ On doit tout de même se sentir très étrange avec ça dans le corps, même si, je l'admets, on doit l'oublier de temps en temps. Ne me faites pas croire que ces gentes dames ne pensent jamais "tiens, j'ai deux bouts de plastiques en moi" ; "ouille, ce crétin dans le RER, il m'a filé un coup de coude terrible...j'espère que c'estvraiment costaud et que je ne suis pas en train de me remplir d'un liquide gélifiant un peu partout".

3/ je hais les hôpitaux, j'ai peur des anesthésies, je crains les médecins. Je vais chez le dentiste tous les 10 ans, chez la gynéco tous les deux ans et, ça doit faire 15 ans que mes grains de beauté qui pullulent, qui me font mal et qui ont une sale tronche me lancent un appel " va voir un dermato, vas-y!!" et puis, non, j'ai peur, j'aime pas ça. Alors, allez me faire endormir dans une clinique pour qu'on me charcute la poitrine, aussi inexistante soit-elle, et qu'on y incorpore de force et de façon violente une boule gélifiée afin de me transfommer. non. J'aime être jolie, certes. Mais je ne suis pas maso. (ajoutez à ça que la dite séance de torture avoisine les 3500 euros..)


4/ Apprenez, chers lecteurs (attention, c'est le point sérieux du billet) que, quoi qu'on en dise, les cancers du sein se détectent tout de même mieux sur de vrais seins et que, parfois, souvent, les prothèses empêchent de détecter la tumeur lorsqu'elle est toute petite (et donc facilement éliminable). On finit toujours pas tomber dessus, hein...mais un peu plus tard que sur de vrais seins. Ben...ça fait réfléchir tout de même. Et les antécédents familiaux font que, j'ai pas trop envie de jouer à ce niveau là.
5/après une période noire du style "j'suis trop moche, trop flasque, pas femme, pas de seins, ouin!!"; je suis désormais beaucoup plus raisonnable et relativement en paix avec moi-même (amen).
Attention, nous entrons dans l'argument philosophico/sociologico/politico du truc.
je n'ai certes jamais égalé Samantha fox (je sens que j'aurais dû choisir un autre exemple...ça sent la vieillerie, ça). Mais, depuis mes deux grossesses et depuis le gavage 10 mois durant (en additionnant le tout, hein, je n'ai pas fait dans l'exploit emmanuellesque) de mes deux charmants bambins, la dite petite poitrine a morflé. certes. Mais , finalement, ce qui l'a rendue aussi ...misérable, c'est justement ce que j'ai fait de plus beau, c'est la période la plus fabuleuse de ma vie. Et j'aurais le sentiment de trahir ma maternité, de trahir la femme/mère que je suis devenue en tentant de le masquer. du genre:" on croirait jamais qu'elle a eu deux enfants et qu'elle les a allaités plusieurs mois". je ne veux pas qu'on me dise pareilles inepties. A la limite, je suis assez fière que mon corps porte les marques de cette maternité (bon, j'avoue être assez soulagée de ne pas être striée de vergetures partout mais même , ça, les deux toutes petites que j'ai quelque part (vais tout de même pas tout vous dévoiler) je les aime).
Ma potrine taille XXS ça a toujours été moi. Et je pense que je me trahirais moi-même en cherchant à corriger le tir, en cherchant à gommer ce qui fait, aussi, ma personnalité. Autrement dit: dotée d'une poitrine XXL, peut-être serais-je devenue une bimbo décérébrée? J'ose prétendre que ce n'es tpas le cas. et là je dis: merci mes seins! Il a fallu compenser votre absence.
6/Et enfin (promis c'est bientôt la fin): je ne me ferai jamais opérée pour la simple et bonne raison que c'est quasiment devenu un diktat. notre société s'appauvrit intellectuellement et éthiquement parlant de jour en jour et la banalisation de la chirurgie esthétique en est un exemple criant de vérité: T'aimes pas ton nez? tes oreilles? tes seins? tes fesses? ton ventre? tes mollets? on te les refait. On n'essaie plus de se construire avec nos défauts, nos désavantages: on les efface. Comme pour tout, on joue la facilité. Et on se construit les uns les autres une image uniforme , belle certes, follement esthétique mais morne, triste, inquiétante. J'aime la diversité, j'aime le temps qui passe sur un visage. Je ne peux me résoudre à l'idée d'un monde où l'on nous force à paraitre dans la norme du moment. J'aime que les gens soient grands, gros, petits ,maigres; que mes copines aient de gros seins et moi non, que Pedro ait un grand nez. Ce gommage insidieux et néanmoins de plus en plus obsessionnel de nos diversités et donc de nos richesses m'effraie. J'enfonce des portes ouvertes, je,le sais bien mais c'est vraiment la raison majeure qui m'a fermement décidée à ne jamais tomber dans ce travers et cette facilité: mes seins resteront petits par principe; mes rides se creuseront par principe. Seuls mes cheveux blancs dérogent à la règle que je me suis fixée.
Voilà, fallait pas demander. Du coup, j'ai fait dans le lourd pas drôle du tout!

mercredi, janvier 30, 2008

l'arnaque en 4 leçons selon Lisa

Il faut qu'on initie notre fille au poker très tôt.
elle a un véritable don pour l'affabulation, la manigance, la manipulation.
et Pedro et moi nous sommes fait berner comme deux nigauds.


Parole à l'experte:

Leçon n°1: être vraiment très sage depuis quelques temps, obéissante, drôle, raisonnable. Du genre que maman se demande parfois si, dans sa fatigue extrême, elle ne se serait pas trompée de môme à la sortie de l'école.

Leçon n°2: faire semblant qu'on veut améliorer encore son apprentissage de l'écriture . On sait bien que notre prof de mère a une sorte de lubie pénible avec la réussite scolaire, la volonté, la notion d'efforts, de persévérance. alors on lui fait croire qu'on persévère et on lui demande "Maman tu peux me faire un modèle d'écriture pour le mot gentillesse?" ..."maman, tu peux me faire un modèle pour le mot fête?"........"maman ,tu peux me faire un modèle pour le mot Bienvenue"

(parenthèse de la dite mère: ni vu, ni connu, j'l''ai pas senti arriver...la miss s'est cloitrée une heure dans sa chambre. je savourais...elle écrit sagement, sans un bruit, sans réveiller son frère et moi, je peux travailler (non en fait, bouquiner) peinarde.)

Leçon n°3: montrer à notre maman comme on est intelligente: on est capable de replacer toute seule les mots dans l'ordre voulu et on sait même écrire des petits mots comme "ma, de , la" toute seule sans modèle.

et au final: on a concocté 7 jolies invitations toutes colorées, décorées, pleines de coeur, d'étoiles et de motifs attendrissants avec pour mot d'ordre "bienvenue à ma fête de la gentillesse"
sur chaque enveloppe (qu'on a chipé ...quelque part...), le prénom des copains/copines dont on connaît désormais l'orthographe par coeur: Ilyana, Orane, Inès, nora, Lisa-Marie, Enzo, Edouard

Leçon n°4: la bouche en coeur et le sourire mielleux aux lèvres, on demande à maman en la cajolant " Maman, regarde les belles invitations que j'ai faites toute seule. Tu sais, c'est vraiment une fête pour CELEBRER la gentillesse que j'organise. On peut, dis? Samedi? t'es d'accord?

Je vous passe les détails de la conversation que l'on a eue tous les trois avec les parents...quoi qu'il en soit, on a réussi habilement à les faire abdiquer: Samedi, Chandeleur partie avec 7 copains à la maison.
Et maman a le sentiment étrange de s'être fait arnaquer.

mardi, janvier 29, 2008

essai

à la demande générale...

de Steph...mon seul lecteur assidu.
Vendredi soir, sortie entre copines donc pour fêter la fin des écrits de l'agreg de Manue , notre historienne-Géographe émérite. Qui sera admissible, je tiens les paris.
nous sommes allées sur une péniche: concept resto/ bar/ concert/ danse. Très sympathique (Ex guinguette des pirates pour les connaisseurs, rebaptisé en Dame de Canton: c'est là:
http://www.damedecanton.com/index.php)

d'abord, pardon pour les accords de ce premier paragraphe...j'ai abusivement utilisé le féminin pluriel..j'ai omis que parmi ce joyeux équipage féminin , s'était glissé, comme de coutume, notre seul accolyte et désormais mascotte masculine: Christophe (non, Steph, pas celui que tu connais)

il faisait froid, très froid. et j'ai donc eu tord de sortir la robette courte et les leggins. Absurde, ridicule. j'ai joué les crâneuses, j'ai perdu.
Ensuite, j'ai eu peur. Ben oui, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué sur la photo ci-dessus, cette dame de Canton, l'idiote, c'est une péniche. et où trouve-t-on des péniches? sur l'eau. et que fait l'eau: elle bouge. Rappel pour ceux qui ne me connaissent pas depuis longtemps: j'ai une fâcheuse tendance à vomir dès que je suis sur l'élément liquide (que je tolère bien mieux lorsqu'il est bu, Ha, Ha!), quelque soit le bateau. J'ai arrosé la méditerranée lors d'une balade en pédalo. Je n'ai jamais tenu longtemps sur une planche à voile pour la même raison. Bref, vous n'imaginez pas à quel point je bénis Eurotunnel depuis sa création: je peux rendrer visite à ma soeur sans vivre une véritable tragédie stomacal (si, si, il existe cet adjectif qu'on utilse trop peu à mon goût).
bref.
Le tangage a donc commencé à se faire sentir...et je me suis vraiment dit que j'allais finir la soirée, à quai, en lançant des petits coucous à mes amis qui m'auraient nargué du coin de leur hublot.
Mais, en fait, une fois le mojitos et les premiers verres de vin avalés, il a dû se produire en moi un phénomène de physique interne inexplicable mais fort appréciable que j'explique ainsi: le tangage apporté par l'alcool a contrebalancé celui de la marée (en même temps..je crois bien qu'il n'y a pas de marée sur la Seine, juste de stupides bâteaux-mouches remplis de touristes, qui avaient l'impolitesse de remuer notre péniche). Bref, après quelques verres, donc, j'ai retrouvé mon équilibre et la soirée s'est poursuivie sans la moindre anicroche maritime.
Et là, j'abrège ca rj'ai fait bien trop long sur ce détail. donc : on a très bien mangé, bien bu (mais très raisonnablement, je le précise tout de suite pour les mauvaises langues qui oseraient me créer sur ce blog une réputaiton surfaite). Le concert était sympa. sauf que: l'endroit où l'on danse se situe au-dessus de l'endroit où l'on mange...et donc, notre repas a été rythmé par les tam-tam, clap-clap, des autres idiotes crâneuses qui avaient sorti leurs talons aiguilles pour une soirée sur une péniche. Idiotes! un paletot, un pull marin et des savates auraient bien fait l'affaire et nous auraient permis de converser sans brailler (les mauvaises langues diront sans doute que ces aspect-là n'a pas dû bien me gêner vu mon entraînement dans le domaine. je concède cette fois-ci)
retour vers 3h30..soirée très sage donc, finalement.

dimanche, janvier 27, 2008

rencontre avec la maîtresse

Ce blog n'est pas mort. il hiberne pour cause de surmenage.
Mais tout de même, une petite note qui réchauffe le coeur d'une maman gonflée d'orgueil.
Samedi matin (après 3h de sommeil), j'avais rendez-vous avec la maîtresse de Lisa qui devait me remettre en main propre et me commenter le livret d'évaluation de Lisa.
Vu le passif de Lisa à l'école, je dois avouer que j'y suis allée le coeur serré, la gorge nouée.
Et bien tout va très bien madame la marquise. Lisa n'a que des A partout. La maîtresse m'a affirmé qu'elle était déjà totalement prête pour une entrée au CP; qu'elle s'appliquait de plus en plus en écriture, qu'elle excellait en phonologie et qu'elle était la championne en Mathématiques (mais, comme d'habitude, Lisa a râlé car lorsque la maîtresse leur a fait réciter la comptine numérique à tour de rôle et bien qu'elle ait surpassé tous ses petits camarades, ça ne lui allait pas car on l'a stoppée en plein élan à 72 alors qu'elle voulait épater la galerie en comptant jusque 100...que d'injustice)
Et en bilan global sur ce petit cahier, Pedro et moi avons pu lire ,l'oeil ému: "Lisa travaille très sérieusement. C'est une élève attentive, sage et agréable. C'est très bien."
Bon, le côté je comprends tout assez vite ne nous a pas surpris car ses remarque quotidiennes nous rappellent assez souvent qu'elle est finaude la bourrique. Mais c'est la première fois qu'on encense notre fille pour son calme, sa sagesse, sa gentillesse en classe. Et que c'est bon!

jeudi, janvier 03, 2008

Noël en famille.


en rapide donc:

Nous sommes retournés, nostalgiques dans Ch'nord chéri retrouver la famille nordiste et british qui avait, pour l'occasion, traversé la mer en bâteau cette fois-ci (et donc, vomi, pour ma soeur).

On a mangé pour quatre, chacun. On a donc dû cuisiner pour 52 (allez, un petit calcul mental pour se dépoussiérer les méninges)

Les enfants ont été affreusement, honteusement gâtés. Et ne jouent d'ailleurs à aucun de leurs jouets. Les barbies, poupées, camions, voitures en tout genre encombrent la maison pour mon plus grand plaisir. les sept nains avec leur multitudes d'outils de mineurs, minuscules et inutiles, on devrait revisiter Blanche-Neige et leur trouver un boulot plus actuel aux nains. Les cartes des dominos, des lotos et autres jeux développant l'intellect de mon fils se répandent dans les couloirs: il en fait des routes. Quel impact sur son intelligence? A suivre...et puis, surtout, Lisa a eu une tonne de maquillage à sa marraine ...dont du vernis, très rouge et forcément liquide, qui décore le parquet. J'ai eu quelques sursauts au réveil, pensant que mes enfants étaient en sang. (oui, car, dans sa bonté Lisa va aussi faire les ongles de son frère...et je m'en suis aperçue..chez le médecin, qui m'a pris pour une mère folle et inconsciente cela va sans dire)

Voilà, Noël, quoi.

Lisa , 5 ans


bon, j'ai un retard fou dans toutes ces festivités décembrales. du coup, on va le faire en version rapide.
Lisa a eu 5 an le 15 décembre.
pour l'occasion, il a fallu l'habiller en princesse et la maquiller en camion volé.
Toutes ses petites copines ont fait de même. et Martin s'est très vite vu entouré de 6 furies rose bonbons , empestant le parfum Cendrillon et chantant des airs niais.
Ca s'est bien passé: on ne s'est occupé de rien. Les miss se sont autogérées.
Et mon bébé a grandi.
Je n'ai d'ailleurs plus le droit de lui dire mon bébé; elle râle. Elle a parfois déjà des réactions, des intonations qui me laissent présager de ce que sera son adolescence. A priori terrible. J'espère que je me rappelerai, le jour venu, que l'adolescence de sa mère fut assez spectaculaire aussi. Ca m'aidera à être indulgente.

mercredi, décembre 12, 2007

l'enfer du mercredi matin

Le mercredi matin, on fait les courses.
Expédition à Carrefour, Martin et Lisa sous le bras.
et c'est l'enfer.
J'entends déjà vos commentaires: "mais enfin, il me semble qu'elle ne bosse pas tous les jours, toutes les après-midi, alors pourquoi va-t-elle faire ses courses le jour où elle a les marmots sur les bras?, pourquoi?"
Parce que , cher lecteur, mes après-midi libérées sont en fait, in croyable ,des demi-journées où je TRAVAILLE. Je rappelle aux ignorants, aux envieux , aux râleurs et à tous ceux qui crachent contre ces privilégiés de fonctionnaires qu'un prof ne bosse pas 18h, non, non. Il fait cours 18h et, en dehors de cela, il prépare, il corrige; bref, il travaille.
donc le lundi après-midi, le mardi après-midi, je pourrais faire mes courses. Mais la priorité va à mon enseignement, à la perfection didactique et pédagogique de mes cours, à la correction pertinente et valorisante de mes copies et tant pis si mes enfants manquent de danettes, de compotes ou de BN au choco. Leur mère remplit son sacerdoce, le dos voutée sur ses copies, dans le silence et l'abnégation. Amen.
Non, en fait, bosser le mercredi avec les deux loustics dans les pattes est impossible. J'ai essayé mille subterfuges; rien à faire. ils ont toujours un truc à me demander, ils sont sans cesse en train de se chamailler, taper, tirer les cheveux, se trucider à coup de ciseaux . Par conséquent, j'ai capitulé et je bosse d'autres jours.
en contrepartie, le mercredi, donc, c'est courses.
J'ai donc deux enfants à fourrer dans le chariot. Evidemment Lisa veut faire comme son frère.
C'est un premier inconvénient car, bien sûr, ils ne tiennent pas à deux dans le siège rouge riquiqui (d'ailleurs, Martin lui-même commence à être un peu saucissonné là-dedans; faudrait repenser le concept de ces chaises, en inventer des plus larges, plus profondes, à étage pour les familles nombreuses..)
Lisa est donc debout dans le chariot. Problème: je me rends compte arrivée à la caisse que, bien souvent, elle a écrasé un fromage, piétiné le tube de dentifrice, aplati une tomate...un vrai carnage.
Problème n°2: ils sont toujours deux, et donc, bien plus aptes à détourner mon attention de la babiole, du nounours, du paquet de bonbons, de la tablette de chocolat qu'ils réussissent à dissimuler entre les pommes et les bananes et que, je finis, par payer, découragée.
Problème n°3: l'envie de pipi. Certes, on peut trouver des toilettes dans carrefour mais vous avouerez qu'y traîner un chariot plein à craquer , un mouflet geignard et rempli de chocolat (tactique pour faire taire Martin durant 10 mn: lui remplir le gosier d'un pain au chocolat; on peut au moins faire 3 rayons dans le calme et la tranquilité) et une excitée qui hurle "j'ai très envie, vite, vite"...c'est usant.
Problème n°3 : les commentaires incessants de Lisa à tout bout de champs: les décorations de noël qui lui donnent envie de chanter, le contenu du chariot des voisins quand on va perser nos légumes "et pourquoi t'as acheté ça monsieur? tu sais ceux-là ils sont meilleurs? et tu sais que nous on a acheté plein de bonbons, et mêmes des fraises harribo parce que c'es tmon anniversaire samedi! " et toi t'as quel âge au fait?"
Accessoirement, la personne ainsi interrogée peut, parfois, s'avérer être un parent d'élève. Celui à qui j'ai osé dire 15 jours auparavant qu'un peu d'autorité serait la bienvenue pour oser interdire à son rejeton de passer 3h sur MSN quotidiennement....
Même scénario à la caisse: Lisa connaît le prénom de toutes les caissières à qui elle chante systématiquement une , des petites chansons, très fort, durant TOUUUUUUT notre passage en caisse , histoire d'égayer leur morne journée. bien évidemment, en entendant sa soeur chanter "5 petits canards dans le pré..llalali, lalala, 4 petits canards dans le pré, lalali, lalala.." Martin reprend de plus belle avec une variante, son nouveau vocabulaire préféré "5 petits cacas dans le pré...."
Bon, voilà, comment dire. Je suis fatiguée..

mardi, décembre 11, 2007

élève modéle


On y croirait presque hein?

Quand je vous dit qu'elle excelle dans l'art de la comédie et de la feinte, ma fille.
3° photo de classe déjà. Presque une habitude désormais.
Dans 4 jours, elle aura 5 ans.
je ne m'étends donc pas davantage aujourd'hui...petit portrait après la fiesta malabar, carambar, chocolats qui aura lieu samedi. Chic de chic!

dimanche, décembre 09, 2007

combien de projets nous reste-t-il?


Attention: billet joyeux today.
Je ne sais pourquoi cette idée m'est venue en tête, mais, depuis, je ne parviens plus à me l'ôter de l'esprit et en bonne statisticienne que je suis (si, si!), j'essaie de trouver la réponse juste à mon problème (qui n'a rien de statistique , en fait)
vous vous souvenez de l'époque où notre tête fourmillait de projets divers et variés?
Vous avez l'impression d'en avoir toujours autant?
Je t'invite à ce petit calcul, cher lecteur: combien de projets te reste-t-il? te souviens-tu de tous ceux que tu as déjà réalisés, ou abandonnés, de ceux qui sont donc derrière toi.
Moi, il y en a un paquet.
  • Enfant, j'avais pour projet de rester toujours, toujours première de classe: une ou deux fois en 5 années d'école primaire, Juliette la traîtresse m'a battue. Mais, en moyenne, ce projet, je l'ai réussi . Et ce n'était pas parce que j'étais la fille de la maîtresse comme on a osé le prétendre. non, j'étais juste la plus intelligente. Soyons honnête.
  • A court terme, j'avais aussi tout un tas de projet de la plus haute importance: me laisser pousser les cheveux pour qu'il soient aussi beaux que ceux de ma soeur (échec), réussir à dissimuler les entrées infâmes de la cantine sous ma serviette en papier pour qu'on ne m'oblige pas à les ingurgiter (nouvel échec), être la chef du groupe, obtenir le rôle de la plus belle cococgirl pour le spectacle de fin d'anné een CM 2 (Yes! ça je l'ai réussi...j'avais tout de même une ambition folle)
  • Au collège...très vite mes projets se sont radicalement transformés: j'avais plusieurs vies à mener de front. Ca devait être épuisant quand j'y pense: réussir à être une bonne élève , tout en séchant allègrement et tout en faisant croire aux racailles charismatiques que j'étais des leurs. Hormis quelques mots d'excuse pour maladie découvers par mes parents et don ils n'étaient pas les auteurs; j'y suis arrivée sans trop d'accroc.
  • Et puis, au collège, le plus important, c'était l'amour. J'ai dû tomber amoureuse tous les deux jours, (c'est pas des statistiques, ça?). Et mes multiples projets furent de "sortir" (remember..) avec Cedric, Mano, et d'autres...demi réussite: je leur ai bien roulé une pelle à chacun, une ou plusieurs, mais, je me suis toujours fait jeter comme une vulgaire chaussette assez rapidement. Seul le beau et ténébreux Khalid convoité de la 5° à la 3° n'a jamais voulu de moi,le goujat.
  • et puis, de 12 à 17 ans, je voulais ête comédienne. Vraiment. Et pour être sincère, en me laissant un peu aller aux rêves vains et inaccessibles, je m'y verrais bien encore, en Andromaque sublime et tragique. Bref...
  • Le lycée: en vrac, les projets,importants ou futiles: sècher un maximum de cours de maths et de sport (et j'ai bien fait, ça m'a jamais servi à rien ces machins là) et, grace à ça, j'étais la reine du claquage au flipper dans notre repaire enfumé (un café miteux juste à côté du lycée); être la mieux habillée du lycée (..échec, j'avais des goûts étranges à l'époque, et aucun collant rose ); arrêter de sortir des mois voire des années durant avec des garçons pitoyables que je n'aimais pas (échec durant 3 ans..la prépa me sauvera); avoir mon bac sans me fouler.
  • Les deux années de prépa: projet: larguer le mec pitoyable qui m'avait transformée en jeune fille sans confiance et soumise. il m'aura fallu encore 1 an. Essayer de travailller, de prendre le rythme..j'y suis jamais vraiment parvenue. et plus je repense à toutes ces années, plus je prends conscience que l'un des traits essentiels de mon caractère a toujours été la fainéantise. C'est un vilain défaut, certes,mais il m'a permis de passer à travers les affres du stress, de l'angoisse et de la dépression qui avaient contaminés bon nombre de mes copines de chambrée. Bref, j'ai fait deux années de prépa, en me maintenant dans la moyenne, sans jamais m'épuiser à la tache;
  • 1995: projet très important: conserver ce grand brun frisé qui me fait tant rire: celui-là, je le ferai devenir papa, un jour. c'est gagné! c'est gagné! We did it! we did it! (cf dora l'exploratrice pour les incultes)
  • 1996/1997: unique projet: avoir ma licence haut la main pour retrouver le dit frisé exilé à Grenoble.
  • 1997/1998: essayer de m'immiscer dans la nouvelle vie de mon homme au fin fond des montagnes: ses nouveaux amis, sa vie estudiantine, son école. tout ça en préparant le capes, avec la ferme intention de ne m'y atteler qu"une seule fois (la fainéantise pousse aussi à la réussite rapide).Le 2° objectif a vite pris le dessus et j'ai un peu vécu en ermite sauvage et collé aux livres durant cette année.
  • 1998/99: profiter davantage de ma folle jeunesse maintant que j'ai un salaire en poche. ce fut le cas. Devenir prof...ce fut dur. Terrible remise en question: qu'est-ce que je fais là devant tous ces élèves? Mais ils ont mon âge ou presque? Il m'a vraiment fallu quelques mois pour me sentir à ma place.
  • 99/2000: vite, vite: nous marier, entre autre, pour quitter ce trou paumé (Rethel et Asfeld: allez, cher lecteur, googlise un coup, je suis sûre que tu trouveras rien sur ces patelins sinistres)
  • Et ensuite, projet ultime que j'avais en tête depuis mes premières menstruations, au moins: devenir maman.

Il me reste quoi? J'ai mon homme et je n'ai nullement pour projet de retomber amoureuse , de changer cet aspect là de ma vie: d'abord parce que celui que j'ai sous le coude me convient bien et puis, même si, par malheur, il arrivait un jour que, je sais plus trop comment on fait, j'ai perdu le mode d'emploi.

J'ai un métier qui me plaît. Projet de tenter voire d'obtenir l'agreg dans les 10 ans à venir? why not?

Je suis maman...avoir le projet d'un petit troisième? oui, sans doute. Mais après, je n'aurais vraiment plus aucun projet de maternité; plus un seul. et c'est terriblement déprimant de me dire que mes ovules ne vont plus servir à rien.

quelques projets de vacances, de rencontres, de bonnes bouffes, de fêtes pour les enfants, d'aide aux devoir...rien de bien transcendant.

Bref: faire un autre enfant, évoluer dans ma carrière, oser écrire pour du vrai avec un objectif un peu plus ambitieux??? et c'est tout?

tout le reste est derrière.

je vous l'avais dit: dimanche pluvieux et froid. Le repassage est terminé, le poulet rôtit dans le four. forcément, la déprime prend le dessus dans de telles circonstances.

mercredi, novembre 14, 2007

découverte de la sexualité


Les deux zouaves découvrent , chacun, la sexualité.
Et c'est tordant.
Version Martin; c'est assez basique ( Martin est un garçon, ceci expliquant cela). Il a réalisé qu'en jouant avec son zizi, il pouvait faire apparaître une partie secrète et cachée ( pour ceux qui visualiseraient mal; Martin est désormais addict du décalottage intempestif dès qu'il n'a plus de couche...c'est-à-dire rarement, en fait). tous les soirs, dans son bain, il se tripote allègrement en me demandant "Maman, il es toù mon p'tit bout? L'est caché? coucou, beuh, le petit bout!" C'est encore très mignon à cet âge...
Version Lisa: on entre dans du plus complexe, on théorise la Chose, on intellectualise; bref, on est une fille.
Elle savait déja que pour faire des bébés, le papa allait mettre sa petite graine de papa dans le ventre de la maman pour qu'elle puisse rencontrer la grosse graine de maman et Pouf! ça donnait un bébé. Elle avait vaguement compris que le zizi du papa devait avoir un rôle quelconque à jouer dans cette histoire.
Hier, en relisant Graine d'Amour (entre nous, ce livre qu'on m'a offert à la naissance de Lisa, est extra pour expliquer clairement, simplement et poétiquement aux enfants la magie de la fécondation); Lisa s'est arrêtée net, m'a regardée et m'a demandé:
-Mais maman, pour aller mettre la petite graine, le papa, il se sert de son zizi en fait?
-Euh, oui, ma chérie; c'est ça.
-et, en fait, il met son zizi dans la nénette pour aller mettre la graine dans le ventre.
-C'est tout à fait ça ma puce.
-mais c'est pas possible maman (regard inquiet...)
-Mais si ma puce mais, tu sais c'est seulement quand on est grand, adulte et puis on fait ça seulement avec son amoureux (maman TRES inquiète: que va tenter de faire ma curieuse de fille après cette découverte?) . Ce sont des gros câlins d'amoureux. C'est normal.
-Ah bon.
- Ca t'inquiète un peu d'apprendre ça ma puce?
- non, non; c'est très rigolo .
Et comme à son habitude, Lisa était effectivement rassurée et contente de connaître la vraie vérité sur tout ça.
Et moi je suis estomaquée. je ne pensais pas lui expliquer ça avant ses 12 ans?? Et elle le découvre à 5.
Et pour finir, juste pour rire, sachez que dans la bouche de Martin, la "nénette" de Lisa est devenue une "trottinette" et il est désormais impossible de revenir là-dessus. et ça donne par exemple: "Lisa, tu fais pipi avec ta trottinette?"

mardi, novembre 13, 2007

working disco girl

Mon cher et tendre s'est offusqué ce matin.
Je n'allais tout de même pas aller travailler dans une tenue digne d'Olivia Newton Jones à la belle époque? non mais, je me croyais où? Au macumba version paillette et boule à facette?
du coup, j'ai passé la matinée à me demander si, effectivement, les collants rose fluo c'était pas un peu too much. D'autant qu'on cause "Vendredi ou la vie Sauvage" en ce moment avec mes 5°. La tenue Koh-Lanta aurait été plus appropriée.
Mon cher et tendre devait avoir raison. Me suis fait quelque peu chambrée en salle des profs this morning. Mais j'en suis ravie. Ca détend l'atmosphère; ça délie les langues vieillotes empesées et, de toute évidence, la couleur flashy hypnotise les élèves.
Eux, la panthère rose; ils ont aimé. je ne les ai pas entendus broncher. Et c'est le seul truc vraiment important, tout compte fait.

mardi, novembre 06, 2007

de retour dans le monde des djeunz

Vous êtes nombreux à ne plus vraiment les connaître. et à vous demander si vous pourriez les reconnaître ou si vous avez totalement perdu le code.
Alors je vais vous aider.
Car du haut de nos trente ans et plus, nous avons définitivement été mis hors de cette catégorie, jetés, vidés, largués. nous n'appartenons plus au doux monde des djeunz.
Certes, ma profession ne m'apporte qu'un salaire médiocre qui m'oblige à me vêtir chez H&M et à m'offrir un pizza paï de temps en temps mais..j'ai le privilège fou de continuer à cotoyer les djeunz quotidiennement.
Pas vous.
toc.
Mais vous savez que j'ai l'âme charitable. alors je vais vous dresser le portrait du Djeunz. Et vous pourrez ainsi vous pavaner tel un coq endimanché lorsque au gré de vos promenades dominicales vous en croiserez un et vous le distinguerez de loin grâce à votre nouveau regard aiguisé que votre humble narratrice va vous former.

  • Le djeunz est grand, mince, très mince, fil de ferique. Les jeunes n'ayant pas réussi à entrer dans ce moule physique sont jeunes, certes,mais pas djeunz.
  • du coup, les djeunz féminines qui douteraient d'avoir perdu suffisamment de poids, affichent leur volonté de persevérer dans leur abnégation alimentaire à l'aide d'un fin bracelet rouge. 5 ou 6 par classe le portent. les plus maigrichonnes bien sûr. Je me suis longtemps demandée si cette impression n'était pas produite par le simple fait qu'elles m'offraient un miroir inversé. disons les choses comme elles sont: Aurais-je crié , ameuté, alerté l'opinion publique des méfaits et dégats d'une pseudo mode anorexique parce que mes fesses se sont arrondies?? en fait, non. Elles sont vraiment timbrées.
  • Puisque je suis dans les bracelets: un Djeunz en porte plusieurs. Le modèle féminin et le modéle masculin se doivent d'avoir les bras chargés de bracelets brésiliens (remember..on les faisait nous-mêmes de nos blanches mains désormais tâchetées et ridées), de gourmettes en tout genre mais aussi, nouveauté, de bracelets en caoutchouc de couleur très vive ayant tous un sens moral qui laisse sans voix: le jaune signifie "je suis contre le cancer"; le orange "je suis contre le sida" etc...et on ose prétendre que nos djeunz ont perdu tout sens critique, se laisse endoctriner par le pouvoir des médias et de la télé réalité..Et bien non. Ils affirment sans crainte leurs convictions, leurs révoltes de djeunz insoumis. Chapeau bas.
  • la Djeunz est dotée d'une poitrine protubérante.pour dire, à côté, j'ai l'impression d'avoir 8 ans. et cette poitrine se doit d'être visible de moitié. c'est une règle. sans doute pour montrer à la gent masculine que tout est vrai, que rien n'est faux et qu'il ne sera pas trompé sur la marchandise quand elle sera déballée; elle l'est déjà et on constate sans doute possible qu'aucun bout de ouate ou de coton n'aide à cette ampleur impressionnante.
  • La djeunz porte des petits tops moulants super flashy avec, c'est une OBLIGATION, une épaule dénudée; deux quand on est à la pointe de la mode super trendy de la MSN trybu. vous me demanderez: mais, que font-elles pour suivre cet impératif lorsque les fraîcheurs hivernales et matinales apparaissent? Je vous réponds qu'elles ne sentent pas le froid. Je n'ai pas trouvé d'autres explications. J'ai beau conseiller à moult reprises à Mathilde, Lola et autres Alexia de se couvrir un peu pour sortir en récré parce qu'il fait froid. la réponse est invariablement "oh, non, m'dame, je vous jure, j'ai super chaud" J'en vois parmi vous qui en tirent déjà des conclusions hâtives: gros nichons à l'air + toujours chaud = la djeunz a le feu aux fesses. Pas impossible.
  • Les djeunz portent le jean slim taille ultra basse. Là encore, cette mode est désormais celle des filles comme des garçons. et là, je me révolte. non pour l'éthique, la morale qui s'insurge contre ces strings et petits caleçons à l'air. A vrai dire, je m'en fous un peu. et lorsque j'ai le cafard et que je veux retrouver mes 20 ans, il m'arrive de porter des pantalons laissant inopinément dépasser mon string. simple cure de jouvence pour moi. Y'a pas mort d'homme. Mais le jean slim est affreux. Les filles, passe encore. Mais les garçons qui s'y sont mis. C'est d'un ridicule notoire.
  • sous ce jean slim, les pieds sont chaussés de baskets top tendance. à renouveler tous les trois mois. Et là, je me prosterne: les djeunz achètent plus de baskets que moi. ils m'ont larguée. et ont d'ailleurs un budget hallucinant (en bonne sociologue, je suis allée vérifier le prix des pieds de mes élèves..c'est astronomique)
  • Les DjeunEz s'habillent chez Jenifer et H&M. Exclusivement. du coup, elles y croisent régulièrement leur prof de Français. et là, il se produit un phénomène surnaturel. elles m'aiment. Parce que , en choisissant (bien malgré moi, je l'avoue, je préfèrerais zadig et Voltaire mais..remember, je ne suis qu'une teacher); donc en choisissant cette enseigne ultra chic, je m'intègre à leur monde. je suis un peu des leurs. et voilà, le mythe s'effondre: pourquoi suis-je la prof de Français que tous les Djeunz veulent avoir au collège X? Parce que je vais chez H&M.
  • Le djeunz a des boulces d'oreilles. Là encore, filles ou garçons ; et des trucs autour du cou et des oreilles qui pendent partout: des chaînes en or qui brillent encore et toujours mais aussi tout un tas de fils qui relient le djeunz à son monde: I POD, lecteur MP3, téléphone portable. à se demander si le djeunz est réellement et totalement humain.
  • Le Djeunz masculin s'enduit ENTIEREMENT les cheveux de gel collant tous les matins, en forme de crête. Là, il a un peu de liberté: il peut choisir la crête unique et centrale ou les multiples crêtes hérisson. La fille , elle, porte la frange de côté mais, ATTENTION: cette frange doit totalement couvrir le regard (ce qui est très astucieux évidemment car elle peut tricher sans vergogne, la peste): bref, on ne veut pas de la frange de Chantal Goya .
  • En classe, le djeunz garde invariablement le sac posé sur les genoux: il ne comprend pas que cela l'éloigne de sa table et que du coup, c'est normal qu'il ne parvienne plus à suivre la prise de notes: il a les bras tendus pour écrire, c'est compliqué. Et ce petit con (pardon, ça m'a échappé) a une nouvelle manie, un nouveau code de tribue djeunz sans doute: il écrit avec sa règle.en fait, il pose sa règle sous la ligne qu'il est en train de rédiger. du coup, il ne forme plus entièrement ses lettres: ben non, réfléchissez un peu, cette règle qu'il est FORMELLEMENT interdit de descendre d'un demi millimètre empêche de former les barres des p, des q...les copies ont donc cette année un attrait tout neuf. Je dois découvrir, déchiffrer, retrouver en quelque sorte le mot caché. Youpi! Y sont sympas les djeunz: la routine ne s'installe pas grâce à eux; chaque année, ils inventent un nouveau truc pour égayer mes nuits de correction. bref, tout ça pour dire que bras tendus + règle à tenir et à bloquer = le djeunz écrit comme une tortue attardée.
  • le Djeunz ne parle pas comme nous. il demande d'ailleurs souvent à sa prof de Français de "parler normalement", d'utiliser des mots français...bref, de dire "grave" ou "trop" ou même "lol" et autre" ptdr" dans chaque phrase.
  • Enfin, le djeunz version 2007 se trémousse 24h/24. Tektonik oblige, où qu'il aille, un bon vrai djeunz à la page, se doit de se mouvoir en balançant pieds, bras et mains dans tous les sens. Bon là, vous m'avouerez: vous ne pouvez plus avoir la moindre difficulté à reconnaître notre ami le djeunz. Ne me remerciez pas, c'est cadeau.