vendredi, avril 27, 2007

parce qu'ils sont beaux!!!
























ben oui quoi? Y'a pas de mal à s'enorgueillir un peu, non?
les soirées sont extra en ce moment. Pedro n'est pas là mais c'est moins dur à gérer car les zouaves passent des heures à jouer tous les deux. Dans la maison, ils chantent, ils dansent, ils organisent des fêtes et spectacles (à l'initiative de Lisa bien sûr)
et dehors, avec ce temps splendide, ils courent, vivent de folles aventures, jouent avec le robinet d'eau extérieur , qui reste ouvert pendant..de longs moments avant que je m'en aperçoive (et ma conscience écologique rougit...).
impossible de les coucher tôt même s'il y a l'école, la nounou. Le soir, ils vivent leur vie tous les deux, leurs retrouvailles: Lisa est ravie d'avoir un compagnon de jeu, sympa en plus comme acolyte puisqu'il fait absolument tout ce qu'elle lui dit. et Martin est gaga de sa grande soeur qu'il suit, qu'il imite et dont il observe les bêtises d'un oeil avisé pour mieux les reproduire dans les secondes qui suivent (il est d'ailleurs en train de dépasser son maître à une vitesse fulgurante)

mercredi, avril 18, 2007

les anges sont des cosmonautes


J'oublie toujours de les noter les réflexions de ma petite angoissé concernant l'après, l'au-delà, la mort.

Je dois reconnaître ne pas être à la hauteur à ce niveau-là. La mort, ce n'es tpas ma tasse de thé. je ne sais pas en parler parce qu'elle me terrifie.
Ma fille a dû hériter de ça car du haut de ses 4 ans; ça fait une bonne année qu'elle me saoûle de questions sur le sujet. Et je ne parviens pas à la satisfaire. forcément: mes réponses sont floues, évasives. Elle doit sentir ma petite futée que je cherche à me dérober pour éviter de lui dire vraiment ce que je pense.
De son côté, elle semble avoir compris qu'il y aura une fin et elle ne l'admet pas.
Tantôt, elle se révolte à coup de" mais de toute façon, je mourrai pas, je veux pas un point c'est tout"
Tantôt , elle a peur et se sent triste: "Mes parents, c'est eux que j'aime le puls du monde alors il faut faire mourir tout le monde avant eux"
Parfois, elle me rappelle que le temps passe aussi pour moi: " maman, je veux pas que tu meures.
-mais pourquoi tu parles encore de ça ma puce?
-parce que je vois des traits sur ton front (ndlr: des rides) et quand on a des traits c'est qu'on est vieux et qu'on va mourir"
Et puis, elle est pleine de doutes : "est-ce qu'on pense quand on est mort? Est-ce que la mouche va voir les fleurs que j'ai posées sur elle (après avoir procédé à une cérémonie très digne et très solennelle: le premier enterrement de mouche auquel j'ai dû assister)
Elle a des réflexions très justes:
"en fait, il faudrait qu'on meure tous en même temps, comme ça on ne serait pas triste"
très touchantes:
"moi j'ai de la chance, j'ai 4 papys
-non ma puce, tu en as deux
-même pas vrai (c'est sa nouvelle expression favorite): j'ai papy Norbert, Vovo mais aussi papy Paul et papy Fernand parce que je les ai dans mon coeur"
ou très scientificoétiques:
"moi, je pense que les anges , en fait, ce sont des minis cosmonautes tout riquiqui qui habite dans l'espace, chacun a son étoile"
Et je n'invente rien, tout est d'elle...j'en reviens pas: c'est ma fille ce petit être bizarroïde?!

lundi, avril 16, 2007

Tout seul!


Une tête d'ange??

oui, si l' on veut.

mais le petit ange a depuis peu décidé de se la jouer perso.

ila une nouvelle expression dans son panel de vocabulaire qui s'étoffe de jour en jour: "ou euuuuuuuuuuul!". traduction: tout seul

tout seul pour quoi?

Je veux manger tout seul, tout , je veux couper ma viande tout seul, couper mon kiwi tout seul, éplucher ma clémentine tout seul, me laver les mains tout seul.

je veux mettre mes chaussettes, mes chaussures tout seul. Et pas n'importe quelles chaussures, il abeau faire 28° en ce moment, moi je ne veux que mes bottes rouges en caoutchouc car ce sont les mêmes que celles de mon copain Hugo.

je veux grimper les escaliers tout seul mais aussi les decendre tout seul.

je veux et je sais désormais grimper sur le tobbogan tout seul et faire quelques frayeurs à ma mère.

je veux monter dans la voiture tout seul et toucher à tous ces petits boutons rigolos tout seul;

je veux aller me promener dans la rue tout seul et, non, jamais ô grand jamais, je ne donnerai la main à ma mère.

je veux donner à manger au chat tout seul

je veux me laver les cheveux tout seul.....

et j'en passe...

Maman est encore en vacances, patiemment, elle se dit donc que ce désir d'autonomie est positif, qu'il engendre certes quelques colères monumentales car, il est vrai, je n'ai que 18 mois et à 18 mois, même si c'est frustrant, on ne parvient pas à tout faire tout seul; mais que, dans l'ensemble, c'est un indice prouvant je grandis bien.

mais dans quelques jours, quand maman va reprendre le travail, qu'il faudra se dépêcher le matin, courir , et qu'elle nous répêtera à Lisa et à moi "allez, vite, vite"environ 50 fois en 1 heure....aura-t-elle la même patience ma mère?

ou me laissera-t-elle me rendre chez Tata, tout seul??

vendredi, avril 06, 2007

pour donner envie de travailler...

à l'éducation nationale, il faut reconnaître qu'ils sont forts, très forts.
D'abord, pour prévenir certaines remarques acerbes, ne pensez pas que je devienne aigrie; avec mes élèves c'est loin d'être le cas. D'autant qu'ils me donnent, dans l'ensemble beaucoup de satisfaction, que j'ai du retour, du répondant et qu'honnêtement cette année, aucune de mes classes ne m'ennuie. Certaines parce qu'elles sont composées de gamins doués, créatifs, dynamiques, polis, agréables...le bonheur absolu. Et d'autres parce qu'elles sont composées de petits rebelles en crise qui m'amusent et que je dois maitriser, donc, je reste éveillée.

Mais la hiérarchie....mais l'administratif....Comment font-ils pour être si peu motivants? Comment font-ils pour être si incohérents? Et quand va-t-on une fois pour toutes trouver un vrai moyen pour valoriser les profs qui bossent? Je pars dans tous les sens, soyons donc plus claire et organisée:
  • Sachez tout d'abord que depuis mon congé parental, je n'ai plus 1 enfant à charge mais ....0! Allez comprendre pourquoi, mes deux bambins ont disparu pour le rectorat; je ne suis plus mère et j'ai beau leur rappeler et leur prouver par A+ B depuis quelques mois qu'il y a une erreur, que mes enfants sont en vie, bien en vie, qu'ils ont de petits problèmes d'oreille, certes, mais rien d'alarmant, rien qui puisse justifier leur disparition de ma fiche de paye. vous en connaissez beaucoup des boulots au sein desquels il faut attendre 6 /8 mois pour récupérer les 1000 euros qu'on nous doit? Mais je n'ai pas fini....
  • Une collègue est partie en novembre en arrêt maladie assez longue durée pour une intervention chirurgicale. J'ai accepté de la remplacer en tant que prof principale de LA classe folle du collège: on y a apparemment entassé les caïds, les p'tis durs, les exclus d'ailleurs...j'ai été payé pour ce boulot pas toujours évident pendant deux mois et puis...plus rien. Pourquoi? on ne sait pas? Et lorsque ma direction me demande de continuer après les vacances de Pâques car je maîtrise la classe et patati et patata (un peu de lèche , première partie...) et que je demande si mes indemnités me seront de nouveau versées; on me répond qu'on va "essayer"...
  • Je viens de terminer le théâtre avec mes élèves, vous savez que c'est la partie du programme que j'aime, qui me met en transe car je m'épanouis follement dans mon rôle de metteur en scène autoritaire et bienveillante. J'ai filmé mes élèves qui, pour mes cinquièmes, ont comme d'habitude redoublé d'inventivité, d'originalité pour leurs costumes, leurs décors et qui ont endossé leur nouveau rôle de comédien de façon admirable. La direction a eu vent de ce travail...il faut donc que j'ouvre un club de théâtre l'an prochain et ce serait même bien que je prépare un spectacle. Pourquoi pas? Oui mais...est-ce que l'on compte me payer quelques heures? non, il n'y pas de budget. est-ce que je peux compter, au moins, sur quelques sous pour qu'on s'achète divers accessoires et autres trucs dont je pourrais avoir besoin pour ce club ou pour payer l'intervention d'un comédien qui rendrait visite aux élèves? non, no money. est-ce que je pourrais organiser des sorties au théâtre? Euh...compliqué, vigi pirate...est-ce que je peux compter sur quelques bonnes âmes pour m'aider dans ce projet? ....BZZZZZZZ et pourquoi la salle des profs se vide? t pourquoi personne ne m'entend? Décourageant.
  • mes petits cinquièmes, toujours eux, sont en train de finir d'écrire leur "roman" policier; là encore, la direction qui voudrait redorer l'image bien terne du collège, veut qu'on présente les ouvrages à la médiathèque, au cours d'une grande réception avec le maire, les parents (je trouve ça ridicule soit dit en passant). Par contre, l'intendant ne peut pas me fournir 200 feuilles cartonnées pour que nous puissions réaliser la couverture des dits-livres. pourquoi? parce que ce projet d'écriture n'avait pas été voté au projet d'établissement....c'est donc à moi de dégainer la carte bleue...
  • et enfin, le plus beau à mes yeux, on vient de nous remettre nos copies de brevet blanc à corriger ; nous sommes 9 profs de français et les copies ont été séparées en 8 paquets...pourquoi donc? et bien on nous a clairement dit que Mme X n'avait rien eu à corriger car elle n'était pas fiable "vous comprenez, elle est toujours absente ou en retard, elle ne fait pas ses conseils de classe..;on ne peut décemment pas compter sur elle pour l'examen blanc"..

Moralité: moins t'en fais et moins on t'en donne; plus t'en fait e tplus on tire sur la corde. Et en contre partie , car c'est bien là le souci, aucune différence entre Mme X ou une autre, même note (car il ya des grilles à respecter, chère madame, attention, interdit à l'éducation nationale de noter trop bien ou trop mal un prof; tous dans la moyenne, c'est la règle!)

Heureusement dans tout ça, les enfants sont mignons, tout fiers de leur livre, tout émus de leur prestation théâtrale ou encore inquiets de savoir si, à la rentrée Mme Z redeviendrait leur prof principale alors qu'ils veulent que ce soit encore moi. heureusement, en retour, j'ai dans 'ensemble, la considération de mes élèves. et c'est finalement le plus important. Mais le reste est tout de même , parfois, en période de grosse fatigue, très agaçant.

samedi, mars 17, 2007

exit milk

Où en sommes-nous me direz- vous dans les tribulations de santé de nos enfants? Martin est actuellement sous antibios pour sa 8° double otite (+ conjonctivite et angine, pour enjoliver le tableau)
La médecin, me sentant désabusée, m'a dit que nos enfants étaient des cas symptomatiques très intéressants. Très drôle. Il a ajouté sentant mon agacement qu'il ne fallait pas chercher à trouver LA cause unique et certaine de leurs problèmes ORL constants; que les causes étaient multiples et que donc, pour simplifier son propos, la cause, on n'en viendrait pas à bout. Très drôle.
Alors après avoir testé l'homéopathie (qui a été bénéfique: 1 mois sans antibios, c'est un record pour Martin mais qui est, nous le constatons aujourd'hui, tout de même limitée); on s'attaque à plus fort encore, on teste autre chose, on ne capitule pas, on ne lâche pas l'affaire comme disent mes élèves.
nous allons tenter l'éviction totale des PLV, autrement nommées pour les non initiés protéines de lait de vache.
Bref, martin ne va plus consommer un seul produit laitier puisqu'après recherches, documentation et avis d'experts (j'ai l'impression de passer une thèse sur le suijet), les otites à répétition peuvent être causées par une intolérance à ces méchantes PLV.
d'ailleurs, sachez qu'en Grande Bretagne, quand uin enfant a une otite, on ne lui donne aucun antibio, on interdit juste formellement aux parents de donner du lait à leur enfant . vous me direz, l'Angleterre n'est pas le royaume de la médecine, j'en conviens.
J'attends donc que mon ravitailement en lait de riz, de soja, d'amande et crèmes du même type me parviennent. je n'ai rien trouvé dans les magasins, je me suis donc rabattue sur le net où j'ai bien évidemment trouvé mon bonheur pour une somme exhorbiante..mais bon, si les oreilles de mon loulou peuvent être guéries grâce à ça.
bon, il nous reste tout d emême le plus compliqué: convaincre Martin de remplacer ses 800ml de lait devache quotidien par une pâle imitation au goût peu attractif. et là, vu le caractère terrible que se construit le petit monstre, notre tentave risque fort d'échouer rapidement.

vendredi, février 23, 2007

peur de rien

Hier, Lisa a subi sa deuxième intervention chirurgicale. Sans sourciller, sans pleurnicher. Comme une grande. Elle m'épate par son courage, vraiment.
Elle s'est réveillée à 7h, de super bonne humeur en chantonnant "je vais me faire opérer, et ps toi, euh!".
Arrivée à 'hôpital , elle a un peu ralé car elle n'était pas la plus jeune ; elle savait donc qu'elle ne passerait pas la première et ne cessait de répéter qu'elle était impatiente.
La petite fille qui attendait comme elle avait peur, ne lâchait pas sa maman, son doudou. Gentille, Lisa a donc tenté de lui expliquer ce qui allait se passer pour la rassurer. Morceau choisi:
"tu sais tu vas aller dans ton petit lit dans une pièce, toute seule, sans ta maman parce que les parents ne peuvent pas venir; tu vas respirer une drôle d'odeur dans un masque et paf, tu vas t'endormir. Une fois que tu seras endormie, le docteur pourra sortir tous ses outils pour aller faire un trou dans tes tympans et il mettra le petit appareil dans le trou pour que tu entendes mieux"
Allez savoir pourquoi, la petite fille s'est mise à hurler de frayeur et la maman m'a fait les gros yeux, a regardé ma fille comme si c'était un monstre et ne m'a plus adressé la parole de la matinée.
Je n'y peux rien, avec Lisa, si on ne veut pas faire naître d'angoisse, d'inquiétude chez elle, il faut lui dire avec précision, clarté et sans fioriture toute la vérité. Elle aime aveoir les détails concrets, les explications nettes de ce qui va lui arriver. De toute évidence, cette pauvre petite fille, elle, n'avait pas vraiment été mise au courant de ce qu'on allait lui faire.
Les brancardiers sont venus chercher Lisa vers 9h30. Elle est montée toute seule dans son lit, s'est déshabillée, a enfilé sa superbe robe en papier et a posé sa charlotte sur la tête . Et elle est partie. J'ai réussi à lui voler un bisou tout de même car, moi, je n'en menais pas large. Et, comme à son habitude, elle a dû sentir mon angoisse car elle est partie en riant et en me disant '" bye, bye Maman, à tout à l'heure, t'inquiète pas , ça va être rigolo".
L'ORL qui l'a opérée et qui commence à bien la connaître m'a fait un compte rendu très amusé de l'intervention. Lisa n'a pas arrêté de parler jusqu'à ce qu'elle s'endorme; elle parlait même avec le masque sur la bouche. Bref, il était ravi: elle lui a égayé sa journée. Toutes les infirmières m'avaient d'ailleurs dit qu'elles connaissaient Lisa de "réputation" car le chirurgien les avait prévenues que ce jour-là, ils allaient opéré un petit phénomène. C'est très drôle cette image que les gens ont de ma fillette.
Elle était de retour vers 11h30, moins en forme, il faut l'admettre. Mais ça n'a pas duré. A midi, elle s'enfilait un paquet de biscuits et un bol de chocolat chaud. L'infirmière me répétait en me faisant les gros yeux elle aussi qu'il ne fallait pas laisser Lisa marcher seule de toute la journée, que l'effet de l'anesthésie durerait 24h....oui, mais moi, ma fille, elle sautait déjà partout, elle dansait. Et même pour sortir de la clinique, il était hors de question qu'elle me tienne la main.
La journée a été longue, éprouvante pour moi mais , elle l'infatigable, elle s'est couchée à 22h...

mardi, janvier 30, 2007

on ne se quitte plus


15 mois pour le petit gourmand; 4 ans pour la grande coquine et une complicité à toute épreuve.
C'est incroyablement touchant.
Chaque jour, leur relation devient plus forte. Martin regarde sa soeur béat d'admiration, la trouvant fantastique et follement drôle. Lisa a toujours un petit geste pour lui( geste qui peut-être ausssi parfois, un coup d'épaule, un jouet arraché des mains...Lisa reste Lisa tout de même)
Ils jouent ensemble désormais, vraiment. D'ailleurs, quand je tente d'aller vérifier s'ils ne font pas de bétises ,Martin me claque affectueusement la porte au nez en criant "NAAAAAAAAANNN!"; ils dessinent ensemble (mais vous aurez décelé , comme moi, les talents de petit tricheur du cadet); ils se baignent ensemble (Martin appelle sa soeur si elle ne le rejoint pas assez vite dans le bain); ils mangent ensemble (Lisa n''a plus aucun appétit: elle est donc heureuse de pouvoir vider son assiette, en toute discrétion, dans le gosier intarrissable de son glouton de frère qui, soucieux de la santé de sa soeur, l'a tout de même nourrie à la becquée ce matin, lui enfournant un par un pendant une demi heure les miel pops qu'elle refusait de manger...bon, j'ai tout de même remarqué au passage que pour une céréale donnée à Lisa, Martin s'octroyait le droit légitime d'en gober 4 ou 5).
Dès que je punis l'un des deux (c'est-à dire approximativement tous les soirs) le second rejoint illico le pariat dans sa chambre. Martin hausse le ton quand il semble me trouver trop sévère avec sa soeur et cette dernière, charitable et dévouée, s'impute toutes les bétises de son frère (et il y en a !) en minaudant un "maman, ne le punis pas, c'est de ma faute, je n'ai pas très bien montré l'exemple"...à qui le dis-tu ma bougresse..
Le soir, sachant que je suis FA-TI-GUEE, ils entonnent systématiquement leur Cri en choeur, une sorte de hurlement de ralliement frénétique, hilare, perçant; s'apparentant à un "HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII" ou "HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA" ...je devrais d'ailleurs calculer le nombre de décibels car je les soupçonne: Tenteraient-ils malicieusement de me rendre sourde à petit feu?
Je n'avais jamais eu de doute quant à la nécessité d'avoir deux enfants, l'obligation de faire un petit frère ou une petite soeur à Lisa , mais plus je les observe, plus ils grandissent ensemble et plus je prends conscience de la justesse de notre choix et de la beauté de leur duo.

vendredi, janvier 26, 2007

j'ai fait le compte


On me reproche depuis tant d'années d'avoir trop de chaussures. Les copains me taquinent, les copines m'envient mon placard et mon homme me gronde comme si j'avais 4 ans à chaque fois qu'il voit traîner un sac "bata" "éram" "san marina" ou autre (remarquez au passage, pour ma défense, d'ors et déjà, que je n'achète que du pas cher)
Alors je me suis demandée si, effectivement, comme je le pensais raisonnablement, mon entourage exagérait ou si...j'étais absolument aveugle de l'étendue du désastre, de l'importance inexplicable de mes achats frénétiques quasi fétichistes.

Dois-je l'avouer??


J'en suis arrivée au chiffre honteux de....54.
Et non pas 54 chaussures mais bien


54 paires.


Que puis-je dire pour ma défense? Que chacune des ces paires a son utilité particulière?
Oui, j'ai 4 paires de ballerines mais dans 4 coloris différents.
Oui, j'ai une foultitude de bottes, mi bottes mais...on fait de nos jours des formes de talons, de bouts si différents; des teintes et des textures toutes si distinctes. Comment choisir?
Oui, j'avoue, j'ai même 5 paires de baskets alors que...il est vrai, je l'admets, je n'en ai pas un besoin fondamental.

alors, je dois reconnaitre, en toute lucidité, toute objectivité, piteusement et humblement:
J'ai un problème avec les chaussures.
Voilà, c'est fait. Je ne nie plus, je ne le cacherai plus. J'avoue au grand jour et au monde entier. Je sors de l'ombre, du placard (les chaussures y restent, elles), de l'anonymat. Je lève le menton bien haut, je ne courbe plus le dos . je ne jetterai plus mes sacs en cachette en rentrant à la maison, je ne dissimulerai plus mes prochaines paires en espérant et en priant très fort pour que mon daltonien de mari chéri ne les remarque pas. non, j'avouerai haut et fort afin de pouvoir peut-être guérir:
"Bonjour, je m'appelle Caroline et je suis Shoes Addict"

lundi, janvier 22, 2007

c'est pas gagné!

20 jours que ces fameuses résolutions ont été prises...
  • j'ai fait ma première soupe fraîche (pour cet hiver, n'exagérons pas) hier...Martin déteste.
  • Lisa a été punie à l'école (trois fois jeudi, deux fois vendredi...beau palmarès). Et elle a passé un week-end ...terrible. bon, j'ai frolé l'hystérie en permanence et le sang-froid tant convoité n'a toujours pas été trouvé
  • Ok, je me suis énervée contre Pedro, déjà, déjà...oui mais là, il a vraiment exagéré vous en conviendrez (et je sens que je vais faire sourire ceux qui suivent cette aventure technologique depuis quelques mois): il est revenu samedi soir avec son air ravi de petit garçon qui a fait une GROSSE bêtise très chouette: très grosse et très chère la bétise: une télé très grande, très fine, très top , high-tech, nouvelle génération. Bref, ceux qui connaissent Pedro savent qu'il a pris le must du must. Et dire qu'il râle pour une paire de ballerines à 15 euros...
  • Martin va très bien donc...je n'ai pu tester cette autre résolution. D'ailleurs, mon côté mère-poule est sacrément mis à l'épreuve en ce moment par ce diablotin qui accumule les acrobaties en tout genre et qui passe son temps à me donner des baffes en me répondant farouchement "NAN" lorsque je lui réclame un câlin. Bref, il prend le large, déjà.
  • la maison...sans commentaire. C'est impossible
  • Les cours: travaillés, à l'avance. Les copies, corrigées rapidement...sans commentaire là encore. C'est impossible. On ne se refait pas. Je ne travaille que dans l'urgence extrême (traduisez: une demi heure avant le moment fatidique).
  • Résultat: oui, oui, je perds toujours tout. Oui, oui, je suis débordée, mal organisée. J'en pique des crises de nerf terribles. Je passe mon temps à chercher, retaper, réimprimer...pour finir par retrouver.
  • les élèves: j'ai testé: devenir gentille équivaut trop souvent à se faire marcher sur les pieds. La trêve est donc terminée. La peau de vache est de retour et, avec elle, le silence, l'obéissance; bref, la paix!
  • dormir...à quoi bon. Ce n'est pas à 30 ans que je vais miraculeusement me transformer en femme sereine et détendue qui plonge dans un profond sommeil réparateur et bienfaisant. Encore une fois, mieux vaut accepter et reconnaître que chez moi, se mettre au lit et affronter l'endormissement est une épreuve quotidienne, longue, pénible. pour faire plus rapide: je ne dors donc toujours pas 7h par nuit. Loin de là.
  • nourriture: je mange. C'est bien. Je n'ai pas encore passé l'étape "équilibré" ; ça viendra (quoi que;: j'ai mangé un pamplemousse hier, du melon ce midi et...ça doit faire 4 jours que je n'ai pas ingurgité de pâtes. Un record)
  • le sport: j'ai dit une fois tous les trois mois: j'ai donc encore largement le temps.
  • lire , écrire: pas le temps (et puis, avec mes 5°, en ce moment, on lit "le chevalier au bouclier vert" : passionnant..inutile de se plonger dans quelque chose d'autre. J'ai pourtant "les Bienveillantes" qui m'attend sur ma table de chevet. Faut avoir le moral quand même)
  • l'optimisme, la confiance...passons.

Tout de même: tout va bien: on a réservé une semaine au ski pendant les vacances. J'ai fait une demande de temps partiel pour l'an prochain. Les derniers Grenoblois sans enfant vont enfin s'y coller dans quelques mois et, ma maman de jumeaux préférée vient d'avoir l'heureuse surprise d'apprendre qu'elle en attend deux nouveaux. Un petit miracle .

mardi, janvier 02, 2007

Des résolutions par milliers.

A ceux qui n'ont pas encore reçu ma longue liste de voeux: je les renouvelle ici: soyez heureux, heureux, heureux!

Et comme tout début de mois de Janvier depuis quelques années, la déprime pointe pour moi le bout de son nez; parce qu'en bonne névrosée qui se respecte, les années qui filent à toute allure m'angoissent, me filent la chair de poule et les larmes aux yeux.
Mais ne laissons pas notre nature pessimiste prendre le dessus et profitons au contraire de cette année nouvelle pour lister, comme il se doit, toutes les bonnes résolutions que l'on devrait prendre et qu'on n'appliquera pas, sans le moindre doute:

  • Je vais arrêter les blédichefs, les p'tits pots, les blédisoup à tout va et je vais concocter tous les jours des soupes et des purées fraîches et vitaminées à mes loupiots
  • Je ne perdrai plus jamais patience avec Lisa ; je répondrai à chacun de ses pourquois, je la punirai, certes mais avec calme, sans crise d'hystérie et je cesserai de me poser mille questions sur son bien-être et son développement sous prétexte qu'elle pleurniche beaucoup, qu'elle s'endort mal ou qu'elle dessine comme un pied (après tout, c'est pas ma fille pour rien)
  • Et en parallèle, je ne m'énerverai plus, je ne me mettrai plus en colère contre Pedro au moindre prétexte. Je cesserai de le rendre responsable de tous les maux de la Terre. Et je verrai ses défauts d'un oeil amusé. Plus rien ne m'insupportera: ni ses dépenses excessives pour ses PC, ni son incapacité à communiquer, ni les heures larvées qu'il passe devant la télé, ni sa maniaquerie agaçante.Et je regarderai au contraire avec amour les heures qu'il passe à jouer avec les enfants, les cadeaux qu'il nous achète tout le temps sans raison, les réponses claires et justes qu'ils donne à chaque question saugrenue de Lisounette.
  • Je cesserai d'être constamment inquièt epour Martin, je cesserai de le couver comme s'il était un petit poussin et j'accepterai résignée mais combattive d'avoir un fils fragile et malade
  • je rangerai la maison, au fur et à mesure, un peu tous les jours et je ne laisserai plus les amas de...tout s'accumuler partout. En parallèle, j'éduquerai ma fille à l'art du rangement, du ménage, de la propreté.
  • je travaillerai le soir, plus efficacement et plus tout court. Je préparerai mes cours une semaine à l'avance . Je n'arriverai plus au collège sans rien de prêt afin de ne plus avoir constamment à improviser. J'aurai un bureau, un cartable, un casier ORDONNES dans lesquels je retrouverai instantanément mes cours, mes polys qui ne seront donc plus égarés, mes copies qui ne seront donc plus froissés. Je n'oublierai plus d'aller donner mes photocos en temps et en heure. je n'oublierai plus de vérifier les carnets de correspondance.
  • Je donnerai moins de travail à mes élèves ce qui, en prime, m'occasionnera moins de devoirs à moi. Deux rédactions par classe et par trimestre devront me suffire et m'allègeront ainsi d'un fardeau de corrections. Et, par ailleurs, je ne m'autoriserai plus à passer 15 mn par rédaction afin de pouvoir dormir
  • Je serai gentille, patiente, compréhensive avec mes élèves; moins sarcastique, moins cruelle, moins caustique.
  • Je dormirai 7h par nuit. Mes copies corrigées plus rapidement et moins nombreuses devraient m'y aider.
  • Je ferai attention à ma santé, je mangerai équilibré, voire, je mangerai tout court. Je m'interdis de ne rien manger entre 6h et 19h; et je me répèterai comme une devise "un repas, à midi, tu feras"
  • je ferai du sport..un peu...tous les trois mois, 1/2 heure de vélo
  • je serai plus calme avec mes parents et j'accepterai leurs petits défauts sans m'énerver.
  • je passerai moins de temps au téléphone
  • je dépenserai moins, beaucoup moins d'argent en vêtements, chaussures, crèmes et trucs machins chouettes inutiles et sans intérêt.
  • je me forcerai à lire vraiment, beaucoup, tout le temps. Et pas seulement les livres étudiés avec me sélèves. je prendrai du temps pour lire ,pour moi, rien que pour moi.
  • j'écrirai encore et toujours même si c'est sans but précis , sans aspiration aucune.
  • je rêverai moins, je cauchemarderai moins.
  • Je serai heureuse, optimiste, confiante, fière de moi.

mercredi, décembre 20, 2006

Happy Christmas



nous n'y sommes pas encore mais je n'aurais plus le temps, l'occasion de passer par ici. alors faisons le tout de suite.
J'ai beau être éreinté par des ados en furie, la perspective d'un beau noël blanc me revigore . bon, il risque de ne pas être blanc. Ca fait bien longtemps que nous n'avons pas eu un vrai noël enneigé et cela me manque car j'aimerais que mes enfants puissent courir dans le jardin, les joues rouges, les moufles aux mains, le bonnet sur la tête; puissent glisser sur leur luge ou, mais là c'est illusoire, construire leur igloo comme je le faisais avec mes cousins et mon grand-père.
Mais ce sera tout de même Noël. La chambre d'en haut est barricadée car on l'a louée au père-noël: il y a entassé approximativement 30 cadeaux. Les enfants sont de plus en plus nombreux dans la famille, les aïeux ne partent pas trop vite fort heureusement, et, donc, les paquets se multiplient d'année en année. Et je suis une vraie gamine , les yeux écarquillés devant ces beaux papiers scintillants. c'est pourtant moi qui ai préparé tous ces emballages, ficelé, scotché, décoré...oui, une vraie gosse. et je trépigne d'impatiente à l'idée de les mettre sous le sapin et de voir les regards ébahis de nos loupiots.
et puis, on va se goinfrer de chocolats et, aussi ,(désolée, la dinde n'existe pas chez nous) de spécialités italiennes que nous concoctera nona à 5h du matin. Si je n'étais pas si fatiguée, je retomberais aussi en enfance pour ça et je me lèverai à 5h sur la pointe des pieds pour la rejoindre dans la cuisine, en pyjama et l'aider à refermer, un par un, les petits chapeaux des tortellinis, des capelletis; à rouler les gnochis et à en ingurgiter la moitié crus...
Je vous l'ai dit: une vraie môme!
Joyeux noël!

lundi, décembre 18, 2006

Elle a 4 ans



Et ben voilà....mon premier bébé, ma petite princesse a eu 4 ans. Déjà, évidemment! Tout passe si vite avec elle .

Bilan de ces 4 ans: comme toujours, une complexité follement attachante: elle dessine comme un pied mais elle lit déjà à moitié. Elle nous inonde régulièrmeent ses culottes mais elle parle comme une adulte. Elle fait des caprices, des colères mais elle répète tous les jours qu'elle nous aime, qu'on est une famille formidable. Elle aborde tout le monde avec une facilité déconcertante mais elle est prise d'angoisses terribles dès qu'une nouveauté quelconque pointe le bout de son nez. Elle n'a aucune patience mais peut rester concentrée 1 h en écoutant une histoire. Elle veut faire mille métiers car c'est trop dur de choisir. Alors elle sera maîtresse, nounou, cuisinière, policier, pilote d'avion et, pour finir pilote de fusée (moi, elle m'a interdit de faire ce deuxième métier, elle a trop peur que je me brûle au bout de la fusée)
Ma Lisa a 4 ans et elle m'enchante.

samedi, décembre 09, 2006

welcome...encore

ça y est, enfin, j'ai réussi à me reconnecter.
Débordée en ce moment par les conseils, les réunions, les parents, les enfants, les copies, les collègues...MAIS
on ne pouvait laisser passer la date (j'ai déjà une semaine de retard!):

Bienvenue jolie petite Lucie! Tu entres dans une bien belle famille: des parents optimistes, heureux et qui ont foi dans la vie (vraiment, je vous envie cette capacité que vous avez chère M et cher C à avancer sans angoisser, sans vous dire que ça va être dur...rien n'est jamais compliqué pour vous!) Te voilà donc dans une super fratrie de minettes, Lucie, entourée de tes deux "grandes soeurs" Camille et Chloé.

Seul petit hic: tes parents m'ont piqué le prénom que je souhaitais donner à ma prochaine fille (bon, ok,il y aurait fallu qu'il y ait un autre enfant ce qui est loin, loin ,loin d'être à l'ordre du jour et il aurait fallu que ce soit une fille...donc...le mal est bien petit en fait!) Et puis, je suis ravie que tu portes ce prénom que j'aime tant; une preuve supplémentaire (mais en avait-on vraiment besoin?) que tes parents et nous, on est sur la même longueur d'onde!

vendredi, novembre 03, 2006

de l'art d'être infirmière


Qui a usurpé mon identité? qui a osé laisser entendre la semaine dernière que les enfants, qu'être maman, c'est tout rose, tout beau, tout doux?
Je m'insurge car c'est faux.

Les enfants c'est tout sale, tout malade, tout éternuant, tout toussant, tout vomissant.
Et moi qui me disais "chouette, les vacances ,un peu de repos, de lectures..."
Et bien non, les vacances scolaires servent à passer le concours d'infirmière, la pratique surtout.
Me voilà transformée en Abby ( et pourquoi je n'ai pas Kovac à côté de moi pour me relayer???).
Alors au choix, selon les jours, selon l'évolution de chacun, j'oscille entre le doliprane pour fièvre inexpliquée ou poussées dentaires TRES douloureuses (et donc, accessoirement, TRES bruyantes...surtout la nuit...comme c'est étrange); le pneumorel, les suppos de trophirès, la carbosistéine, l'hélicidine pour cause de toux sèche, grasse, au choix et, évidement, toujours, surtout, la nuit; le prorhinel et le mouche bébé (instrument de torture que je manie désormais avec une dextérité et une froideur qui fait peur) pour cause de rhume qui coule, blanc, jaune, vert, au choix, sur les mains, les bras, les vêtements; la ventoline, la bécotide et la chambre d'inhalation (deuxième instrument de torture....qui pensait que je ne passais mon temps qu'à les câliner mes enfants?) pour cause de bronchite asthmatique ; et, pour couronner ce tableau déjà sympathique, le fameux, l'inévitable, le fabuleux smecta associé aux sels de réhidratation, au diargal pour cause de...je vous le donne en mil: de gastro of course: après avoir toussé ou même en même temps (mon fiston est un génie de ce côté là: il fait toutes les maladies en même temps, un melting pot) on vomit ou pire encore...restons décente, polie...et ne détaillons pas l'état des bodies, des pantalons, des pyjamas que je dois changer environ 10 fois par jour (quand précisément?...ben...surtout la nuit).

voilà: c'était mes vacances. je connais bientôt plus de noms de médocs que de noms d'auteurs...
A l'aide! suis-je encore prof???
Plus que deux jours et je le saurai enfin. Martin, sa toux, son nez qui coule, ses dents qui poussent et ses couches....sales vont retrouver sainte Patricia.
Et moi, je vais retrouver mes élèves qui auront la gentillesse, la politesse d'être absents lorsqu'ils seront malades.
Je vais aller travailler...comme ça va être reposant!

samedi, octobre 21, 2006

petit moment de bonheur.

Il était une fois un samedi soir..
Mon petit Martin est déjà couché. il a peu siesté aujourd'hui et, fatigué, il s'est pelotonné contre moi, l'air de dire "emmène moi au lit, maman, il est gand temps" et, comme d'habitude, il s'est couché, le sourire aux lèvres, sans sourciller, sans râlouiller...heureux tout simplement.

Pedro nous prépare un petit confit de canard bien gras...il ouvre une bouteille de Margaux bien douce au palais et on s'installe tous les trois à la cuisine, avec Lisounette, ravie d'avoir ss deux parents rien que pour elle.
On se régale, on se délecte de tout: des mets, du vin, et, surtout, des paroles de notre fille qui chantonne et révise ses chants de chorale, qui nous parle encore et encore des ses globules blancs, satisfaits de la dose de laitue qu'elle leur a envoyée. elle ne se nourrit puls que pour eux en ce moment: elle a une passion dévorante pour ses globules, les blancs seulement. Les rouges semblent n'avoir que très peu d'intérêt à ses yeux. on rit: le vin? Lisa? Allez savoir....peu importe, on se sent bien, heureux, repus, biens...juste être entre nous. Notre fiston dort paisiblement, on le sait. notre fille fait son cirque et apprécie que, pour une fois, nous ayons le temps d'assister au spectacle.
et puis lui vient l'idée à la miss de me donner des cours de GRS. Là, dans la mini cuisine, dans les odeurs de canard et de pinard...elle me fait courir "talons /fesses; jambes en ciseaux; pieds en pointes ou en flex"....Waouh...en trois heures de cours, ma fille s'est transformée en mini gymnaste tordante. Et elle continue à m'étonner : "t'inquiète pas maman, si t'y arrives pas ,je te gronderai pas. je dispute seulement ceux qui trichent, qui essaient pas ou qui font des bêtises".
Ma fille s'approche de ses 4 ans et elle grandit, elle grandit....

Pedro es t parti la coucher. Elle est juste remontée deux minutes parce que "maman, je peux pas dormir sans un câlin de toi et sans te dire que je t'aime trop fort ma mamounette"
et moi, j'ai envie de pleurer. Le vin? Lisa? Allez savoir...le bonheur, tout simplement.

vendredi, octobre 13, 2006

welcome bis!

Faut arrêter les filles...vous ne pouvez pas continuer à accoucher comme ça tous les deux jours!

Bienvenue à la jolie Charlotte née ce jeudi 12 octobre et petite soeur de la coquinette Lélia. Une nénette en plus. Martin est submergé de nanas autour de lui, c'est incroyable.
Faudrait peut-être que je pense à refaire un garçon du coup, non?

Ca c'est juste pour voir si Pedro lit de temps en temps ce qui se passe ici....juste pour lui faire un peu peur.

bienvenue petite puce. Je suis certaine que tu es adorable et que tu seras aussi débrouillarde et coriace que ta grande soeur.
Et pour les parents: bienvenue à vous dans ce monde éreintant des parents de deux enfants. vous vous plaigniez de la fatigue occasionnée par votre bougresse??? Ah, ah, ah!!!! je me gausse...vous en avez deux sur les bras désormais!

mercredi, octobre 11, 2006

des avantages du célibat passager

il faut bien en trouver quelques-uns...
Pedro est donc en déplacement, généralement trois jours par semaine et les autres jours de boulot, c'est tout comme, puisqu'il part à 6h45 et rentre à 20h.
alors on me demande ici et là: comment ça va? vous le gérez bien? tu n'es pas trop fatiguée?

Si je suis trop fatiguée, c'est un fait. voilà, ne revenons pas là-dessus: je vis dans une fatigue immense constante. je ne pense qu'à dormir, je ne rêve qu'au sommeil, je fantasme sur mon lit et..;je ne dors quasiment pas, ou trop peu, bien trop peu.
certes, les enfants sont usants, les miens et les grands, ceux des autres que je vois presque plus que les miens.
Certes, la maison est un chantier et je n'ai même pas encore eu le temps de trouver la fée du logis tant désirée qu'on s'était promis d'embaucher.

Bon, mais à côté de ça.....
Le soir, je peux parfois m'affaler devant n'importe quelle niaiserie à la télé sans qu'on puisse me le reprocher.
Le soir, je peux m'abstenir de toute confection culinaire: soupes pour les bambins et pomme pour maman et...voilà, basta, rien à préparer et(double satisfaction) rien à nettoyer, récurer, ranger.
La nuit, c'est tout de même parfois agréabe de dormir en diagonale, de se tourner dans tous les sens, de n'entendre que le silence et aucun RRRRRRRRRRRRRRR dérangeant (bon, j'avoue, il y a parfois quelques ouiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnns tout aussi dérangeants)
Le matin, moi qui suis une vrai oursonne et qui ne parviens pas à décrocher deux mots avant d'avoir avalé trois cafés; je peux me taire, être maussade, mal réveillée, sans culpabiliser.
et le week-end...joie absolue: Pedro est de retour tel un sauveur. Bien plus en forme que moi et plein d'entrain pour s'occuper de ses deux chérubins qu'il a trop peu vus. En femme délicate et compréhensive que je suis, je cède donc généreusement ma place, je m'éclipse avec discrétion et sans amertume...non, non, je comprends. Les enfants ont besoin de leur père, d'instants privilégiés avec lui, sans moi.
alors je vais faire du shopping, pour passer le temps.
et comme Pedro est tout aussi généreux que moi, quand je reviens les bras chargés de vêtements dont je n'avais nul besoin; il est ravi de mon air radieux; il est heureux que je me sois requinqué le moral. et il me trouve jolie dans ma nouvelle robe.
et là, je me dis que, finalement, j'ai un bol monstrueux, indécent, d'avoir un tel mari....ne l'ébruitons pas trop....chuuuuuuut!

welcome!

a défaut de pouvoir passer un coup de fil faute de numéro de téléphone, je fixe ce moment par écrit.
Je viens d'apprendre la naisance de la jolie (forcément) petite Manon. 10 octobre: chouette date! bienvenue à toi petite poupée. Félicitations à tes parents, à ta maman surtout (parce que, on t'expliquera ça plus tard, entre nanas, c'est bien maman qui a fait tout le boulot hier, hein!).
J'ai hâte de faire ta connaissance, de pouvoir admirer ta frimousse.
Je vous embrasse tous les trois

dimanche, octobre 01, 2006

privée de bonbon!

Je suis furieuse.
En discutant avec une maman à la sortie de l'école, j'ai appris que la maîtresse de Lisa semblait avoir des méthodes pédagogiques plus que contestables. Moi-même j'avais déjà quelques doutes depuis qu'elle m'avait simplement rétorqué "ah bon?" lorsque je lui avais expliqué que Lisa avait l'oeil gonflé et violacé car elle avait reçu un coup assez violent de la part de Guillaume, en classe...j'ai laissé passer.
Là j'apprends, entre autre, que la-dite maîtresse a claqué la porte au nez d'une pauvre gamine qui arrivait avec 5 mn de retard, un petit bouquet de fleurs à la main. Affectueuse maîtresse....faudrait pas qu'ils s'attachent trop les marmots, hein!

Suspicieuse, j'interroge donc Lisa qui me confirme l'un des soucis évoqués par la maman: les enfants devaient réciter une comptine sur les jours de la semaine. Lisa , du haut de ses 3 ans et 9 mois, excusez-la, n'est pas encore très à l'aise avec ces fichus jours de la semaine et les mélange encore pas mal.
Du coup, quelques uns de ses camarades et elle-même n'ont pas eu droit au bonbon récompense car ils n'ont pas été capables de réciter cette satanée comptine.
Je crois rêver!
je ne savais pas que cet apprentisage était un Fondamental (il est à la mode ce mot) du mois de Septembre pour les moyennes sections de Maternelle. J'ai été trop laxiste, c'est de ma faute...je n'ai pas suffisamment bourré la tête de ma fillette. Paresseusement, j'ai cru qu'à 3 ans, l'essentiel était de s'épanouir, de jouer, de laisser son imaginaire s'évader....j'ai préféré laisser ma fille jouer pendant des heures avec ses poupées, ses légos, j'ai préféré la laisser courir, sauter, faire du vélo plutôt que la mettre devant son bureau et l'obliger à apprendre ce Fondamental: lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche..
Lisa en est restée au: mercredi, c'est le jour de mamie, samedi c'est l'oeuf à la coque, dimanche c'est le marché...et les autres, elle cafouille. Mea Culpa, je suis une mauvaise mère.

Je suis la première à ne pas tolérer qu'on me donne des leçons de pédagogie, à digérer avec difficulté le fait qu'on tente de faire de l'ingérance dans ma didactique mais là....on peut difficilement rester de marbre.
Tout d'abord le fait de sanctionner une compétence mal acquise...à 4 ans...comment voulez-vous que les gamins apprennent tout simplement à aimer l'école avec ça? lisa ne veut plus entendre parler de lundi, jeudi, samedi ou autre jour...c'est fini...super, sa méthode radicale prouve déjà son efficacité.
Je ne parle même pas du choix de la récompense (qui, apparemment, est très très fréquente): les bonbons....alors que les parents s'acharnent afin que la collation du matin soit uniquement composée de laitages et de fruits, la maîtresse, elle, assoit son autorité en distribuant des sucreries...mais attenton, hein: la sucrerie te passe sous le nez si tu as le malheur d'oublier, de confondre...bref, de te tromper un peu. c'est que, faut pas pousser, la maîtresse, son rôle, ce n'est pas du tout de répéter, de réexpliquer et encore moins d'encourager, de réconforter, de rassurer....non, non: la maîtresse sanctionne un point c'est tout!

Oui ben....la maîtresse , elle va m'entendre: Lisa ne cesse de me répéter que c'est pas bien si elle se trompe (et moi, ça faisait des mois que je tentais de lui faire comprendre que l'échec n'était pas grave, qu'on ne lui en voudrait jamais si, au moins, elle essaie); elle est tristounette à cause de ce fichu bonbon.
Tant pis si je passe pour la mère pénible, ingérante, couveuse, voire pour la prof qui se permet de donner des leçons...tant pis, tant pis...je ne peux pas ne rien dire.
Il me reste juste 24h pour tenter de préparer une approche un brin diplomate .

mercredi, septembre 27, 2006

la comédienne


là, il me faudrait des jours et des jours si je voulais vous dresser un portrait fidèle et précis de miss tornade. certains doivent la trouver fatigante, moi-même parfois, je sature mais...en fait, elle est juste passionnante tant elle est compliquée, tant elle est drôle et émouvante.
Elle passe son temps comme ça, comme sur la photo, à jouer un rôle, à s'inventer des histoires , à faire semblant, à se moquer, à énerver...elle est d'une ténacité à toute épreuve; elle est tétue, coriace et, en même temps, craintive, angoissée, sensible...elle est tout à la fois ma lisounette. et c'est chaque jour un vrai boulot d'être sa maman, chaque jour un vrai bonheur car je sais, en me levant le matin, qu'elle va me réserver quelque chose: parfois une catastrophe et parfois des surprises de tendresse, d'amour incroyables.
Jamais dans la demi mesure ma fille, jamais dans le médiocre, dans le moyen: elle navigue selon ses humeurs entre le détestable et le divin.

elle a commencé la GRS, au fait, et , pour l'instant, elle ADORE. Elle ne cesse de répéter qu'elle m'aime TROP fort (elle parle comme une ado à présent!) et lorsqu je la gronde car elle a eu une parole ou un geste très méchant; elle me rétorque sans sourciller que je ne devrais pas me fâcher car il y a des choses plus méchantes tout de même dans la vie.
-Et quoi donc ma chérie?
-ben d'être mort, enfin!

Et voilà...je n'ai pas à m'énerver, je n'ai pas à la punir, ben non, enfin, elle est là, pleine de vie, de joie face à moi, bouillonnant de questions, d'envies, sautant, dansant, chantant...pourquoi se plaindre?
Et, au final, n'a-t-elle pas déjà tout compris? on est là, ensemble, on s'aime, on profite de l'autre, on le le regarde et on savoure...rien d'autre ne compte.