mardi, juin 06, 2006

maintenant, on s'aimeuuuuuuh!!!



ce fut long mais on y est arrivé: Lisa et Martin sont fous l'un de l'autre.
aucun souci du côté de Martin qui est béat d'admiration ou, au choix, hilare dès qu'il voit sa soeur, qui n'aime rien tant qu'être auprès d'elle pour la regarder du coin de l'oeil et l'appeler avec ses onomatopées de bébé.
Pour Lisa, ça a été plus houleux, plus périlleux: sa jalousie exacerbée l'a d'abord fait, malgré elle, détester ce petit frère qui venait lui chiper une partie de l'amour parental: Martin a subi un sacré bizutage pour être toléré; mais comme il a accepté les brimades, les coups de griffes, les petites tapes discrètes sans sourciller et en gardant son sourire enjoleur, sa soeur a fini par craquer et elle est désormais pleine d'amour pour son petit frère.
C'est extra de la voir lui donner à manger, le câliner, tenter de lui changer la couche, le rassurer dès qu'il pleure, lui apporter jouets et doudous.
Finalement, deux enfants, c'est fatigant mais aussi drôlement émouvant.

c'est maman qui l'a dit!
















que j'étais vraiment, vraiment, vraiment le plus beau!

samedi, juin 03, 2006

dois-je m'inquiéter?


De toute évidence, j'ai un souci neuronal dont la gravité m'est pour l'instant inconnue.
Cet après-midi, par ce beau soleil, la seule occupation à éviter et que je ne pus éviter pour cause de visite familiale portugaise était le samedi au supermarché...que dis-je: le samedi à l'hypermarché; tant qu'à se gâcher quelques heures, autant faire les choses en grand.
Vous connaissez presque tous ma formidable organisation, mon sens inné du rangement.Moi-même, je suis en progrès car je ne suis plus dupe de ce défaut terrible que j'ai vainement tenté de dissimuler sous divers stratagèmes, tous plus grossiers les uns que les autres. Bref, avant de partir pour ma folle après-midi, je prends conscience qu'une vérification sac à maintère s'impose: on ne sait jamais. Comme je fus fière de cette sécurité que je prenais: ma carte pass, ce sésame m'ouvrant les portes de la grotte magique carrefouresque était absente du dit sac à main. Ma fierté redoubla dans les minutes qui suivirent: la carte fut quasi instantanément retrouvée sur la cheminée. Ô joie! Ô grâce absolue, me voilà prête, armée du nécessaire indispensable: la fameuse carte, les cabas verts d'une élégance folle,et, tout de même, la jupette dont il est question plus bas et les sandalettes parce que, quand même, il faut trouver des artifices pour que l'après-midi ne sombre pas dans la déprime totale.

Me voilà donc dans la grotte d'Ali baba moderne, bondée évidemment de tout un tas d'idiots qui, comme moi, ont pensé qu'en cette chaude journée, le mieux était encore d'aller acheter un trésor de consommation.
La liste à la main ( ah oui, j'avais oublié cet autre progrès: j'avais fait une LISTE...vous y croyez...je vous dis: je suis en pleine maturation!), je parcours donc les allées alléchantes, d'un pas véloce; je remplis mon coffre à roulettes d'une main agile...en 1 heure, c'est expédié: j'ai tout ce qu'il me faut pour entrer dans le nouveau rôle que je comptais endosser toute la semaine: gentille et docile femme au foyer , adorant ses fourneaux et épatant beau-papa.
Je passe 15 minutes aux caisses tout de même afin de pouvoir entièrementsavourer le plaisir d'être là, entourée de marmots qui braillent, de couples qui se chamaillent, de mémés qui piaillent.
je dispose mes victuailles sur le tapis roulant magique, je les range dans mes fameux cabats verts et je dégaine la carte pour payer....marche pas...rien à faire, ça marche pas. Les yeux se rivent sur moi, hostiles. J'observe ma carte et, je me sens brusquement devenir petite, toute petite car j'y lis: "date d'expiration: 02/2006"
Je m'excuse platement, la gentille ouvreuse de la caverne maudite me confisque mon coffre roulant, me punis; la gentille dame qui se trouvait derrière moi et qui a sans doute pitié de mon regard , de mon allure gauche de gamine imbécile me tend son téléphone portable (puisque, bien sûr, j'avais omis cette vérification-là) afin que je puisse appeler Pedro. je vous passe mon malaise au téléphone, je vous passe ses sarcasmes..un peu d'amour-propre tout de même.
On se fixe un rendez-vous terriblement romantique au rayon boulangerie. J'y passe un nouveau quart d'heure de solitude oppressante, observant les uns et les autres choisissant leur baguette tradition, leur pain bio, leur boule campagnarde, me ratatinant dans mes sandalettes, me croquant les moitiés d'ongles me restant...enfin , mon sauveur arrive, hilare, la carte pass à la main, la bonne.
J'ai donc pu, finalement, me procurer tous les ingrédients nécessaires aux divers mets que je comptais concocter...mais là, il va falloir attendre un peu...ce soir, c'était pizza parce que...j'ai pas vraiment eu le coeur !

d'humeur guillerette



Enfin, enfin, enfin....le solein chauffe la maison, chauffe les esprits, chauffe les coeurs. Ca me donnerait presque envie de jardiner tout ça.

J'adore cette période de l'année, pas encore vraiment les vacances mais...c'est tout comme: les fêtes diverses et variées sont en préparation, les kermesses et autres joies enfantines; les longs repas dominicaux et amicaux à papoter, bavasser, discutailler sous l'ombre du cerisier, à couver les misstinguettes faisant trempette dans leur piscine-boudin; à voir les amis tous les week-ends et pas tous les mois; à sortir les jupettes, faire bronzer les gambettes, à entrer dans ma twingo sauna et m'y brûler les fesses; à se balader en forêt et voir mon bébé sourire aux arbres dansant et suivre ma fille en pleine expédition à la recherche du plus beau trèfle et d'un coquelicot caché.

Haut les coeurs: vive le printemps!

vendredi, juin 02, 2006

et mon fils



J'ai passé du temps pendant cette grossesse à me demander comment je pourrais aimer un autre enfant , comment je pourrais éprouver autant d'amour que pour ma fille. Et tout ce qu'on m'avait dit était bien vrai:à la seconde où Martin est né, je l'ai chéri de toutes mes forces.
aujourd'hui encore, je passe un temps fou à l'observer, l'admirer, à me dire qu'il est beau,beau, beau.
On a eu une relation tellement fusionnelle tous les deux, bien plus qu'avec Lisa. Certains me diront que c'est parce que c'est un garçon...peut-être. Quoi qu'il en soit, depuis qu'il est né et contrairement à sa soeur, il est constamment en demande de tendresse, de câlin, de bisous dans le cou, de massages dans le dos.
comment vais-je réussir à le laisser? Le codon est loin d'être coupé , la séparation va être terriblement douloureuse et ce d'autant plus qu'elle arrivera tardivement dans son existence.
C'était bon de pouvoir prendre le temps d'être là pour lui durant cette première année de vie, d'être là pour le soigner, nuit et jour (puisque ces premiers 8 mois ont été jalonnés de nombreux petits pépins de santé), de le voir évoluer, grandir, de ne pas avoir à le sevrer trop tôt uniquement à cause du travail. Martin a été sevré à 6 mois car l'allaitement à cette période était en train de devenir harassant et je ne voulais pas en garder un mauvais souvenir; alors on a cessé en douceur. Ca a été bien plus dur pour moi que pour lui. Me dire que c'était sans doute la dernière fois que je ressentais ce plaisir indicible de nourrir mon enfant m'a déchiré le coeur.

Il est fragile mon petit homme mais, il est adorable, drôle, souriant, attachant, attaché et constamment de bonne humeur. c'est mon petit pot de glu à la fraise et comme les enfants à l'école, en cachette, secrètement parce que ça ne se fait pas...je m'en délecte de cet attachement.

ma fille



je l'ai tellement désiré ce bébé là..j'ai tellement souhaité que ce soit une fille. Jamais je n'aurais pu imaginer pareil bonheur. surtout au vu du départ périlleux qu'elle avait pris dans l'existence.
Elle a été un bébé adorable, tellement sage, tellement calme, tellement facile. Une petite poupée ronde, docile et aimante. une petite puce déjà très indépendante, pas très câline, adorant qu'on lui fasse la lecture dès ses 3 mois et couvée, couvée...comme une princesse dorée. Trop sans doute.
L'arrivée de ma fille dans ma vie....je ne sais même plus à quoi ressemblait ma vie avant elle.Elle a toujours été tellement là, en théorie, virtuellement: depuis mon plus jeune âge, dans mon imaginaire, je suis maman d'une petite fille.

et au départ...


Ben oui, quitte à vous parler des enfants, autant les montrer au tout début. En haut, Lisa, quand elle ne tenait encore qu'à un fil. En bas, Martin, bien arrimé, celui-là.
c'est terrible comme aujourd'hui encore, je peux être retournée par ces photos d'échographie. Pendant la grossesse, c'est après tout assez compréhensible mais ...3 ans et demi après, c'est tout de même étrange, non? Je n'en reviens toujours pas de la magie inhérente à la création d'un petit être. et puis chacune de ces photos a une signification toute particulière pour moi: deux grossesses si différentes l'une de l'autre, si opposées. deux périodes de la vie si contrastées.

2002: plusieurs mois allitée, à attendre, attendre, à patienter, à espérer, à douter, à craindre, à guetter le moindre petit signe que bébé pourrait m'envoyer, à m'alerter du moindre tiraillement, à contracter, à souffrir, à n'attendre qu'une chose: que le temps passe pour que bébé grossisse et comble ce trou béant qui pouvait causer sa perte .

2005: la grossesse inattendue, surprise et passée dans l'insouciance, l'allégresse, le bien-être total. L'oubli même parfois. Je me suis surprise à plusieurs reprises me rappelant à l'ordre "Caro, tout de même, t'es enceinte". Pas d'inquiétude, pas d'angoisse, pas d'alerte. J'étais déjà tellement occupée avec ma petite diablesse que, ce bébé là, il a dû tout de suite comprendre, à l'intérieur de moi, qu'il lui faudrait pousser tout seul, qu'il lui faudrait être autonome. C'est sans doute pour ça que sa naissance a été peut-être plus émouvante encore que pour Lisa: je ne my attendais presque plus..ce fut un choc.

une fille et un garçon






















bon, c'est bien pour eux, à cause d'eux, grâce à eux que j'ai envie de créer ce blog...mes deux pitchounes: ma jolies pucette, ma crevette, ma fille vive, coquine et pleine d'esprit; et mon bisounours, mon p'tit homme câlinou, tendre et souriant.
Ce soulagera sans doute certains d'entre vous...exaspérés de recevoir toutes les semaines des tonnes et des tonnes de photos de ces deux modèles. et puis, ça permettra à ceux qui sont loin, à ceux qu'on voit peu pour cause de boulot, de train-train, de maladies...de prendre des nouvelles des deux loupiots et, accessoirement, des parents aussi.

Lisa est en pleine préparation de spectacle scolaire...après des premières répétitions houleuses, elle semble à présent prendre cela à coeur. C'est incroyable comme elle peut s'angoisser et se buter face à la nouveauté. Elle aime la tranquilité de son quotidien ma miss, faut pas la brusquer, pas l'affoler ou bien, elle sort les griffes!

Martin a 8 mois et...il est en pleine crise des 8 mois. Je ne savais pas que c'était possible à ce point: il veut des câlins, des bisous; il veut le regard et les bras de maman tout le temps et particulièrement la nuit au grand désespoir de Pedro qui tente tant bien que mal d'appliquer les grandes théories du "non, l'enfant ne doit pas dormir dans le lit conjugal"...bon, il y finit bien souvent malgré tout.
Et puis, on est en pleine période de communication primaire: DaaaaDaaaaaaaaa, GaaaaaaaaGaaaaaaa, PPPppppaaaaaaaa,GRrrrrrrrrr" Insignifiant pour beaucoup...moi je comprends tout c'qui m'dit!

le tout premier

je rêve ou j'ai réussi?!
ben voilà, comme d'habitude,je fais tout dans l'impulsion et la frénésie. là, c'est après avoir parcouru le blog familial d'une copine que je me suis dit:"et pourquoi pas moi??"
après tout, elle est prof de lettres , elle aussi, c'est pas une pro de l'informatique....je dois pouvoir relever le challenge..bon, j'ai réussi le début...à suivre!